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Madeleine Péloquin: un marathon avant un autre sprint

Madeleine Péloquin: un marathon avant un autre sprint
Photo d'archives, Agence QMI

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La dernière année a été chargée pour Madeleine Péloquin, qui a enchaîné les tournages d’«Alerte Amber», «Les pays d’en haut», «La dérape» ainsi que les représentations des «Choristes» à Québec et de la pièce «Centre d’achats», au Théâtre d’Aujourd’hui. 

La comédienne de 41 ans a profité de la période de confinement pour recharger ses batteries... avant d’entamer un autre marathon professionnel, dont le coup de sifflet de départ devrait être donné dès que la vie culturelle reprendra de la vigueur.

«J’étais vraiment fatiguée après ça, confie Madeleine en entrevue. Mais ç’a été une super belle année. Puis, comme tout le monde, je me suis retrouvée en congé. J’ai eu le temps de me ressourcer et de me refaire de l’énergie. J’ai bien hâte que tout reparte.»

Et le train repartira justement à vive allure pour elle quand la pandémie aura perdu de l’ampleur. Madeleine Péloquin dit avoir hâte de pouvoir dévoiler deux projets de télévision qui lui tiennent à cœur, mais dont elle ne peut parler pour l’instant. Elle sera en outre du sixième chapitre des «Pays d’en haut» dans la peau d’Angélique Pothier, et prévoit remonter sur les planches incessamment. La Tourbière, la compagnie de théâtre qu’elle dirige avec son conjoint, Jean-François Nadeau, produira également de nouveaux concepts en 2021.

«Quand ça va reprendre, je vais prendre des vitamines, parce que ça va être occupé!», rigole l’artiste.

Rencontrer le public

De la série-choc de TVA de l’automne dernier, «Alerte Amber», où elle incarnait une maman éplorée par la disparition soudaine de ses deux garçons, Madeleine Péloquin dit conserver d’excellents souvenirs et bénéficier de belles retombées.

«Ç’a été vraiment bien reçu, et ç’a été le premier projet, je dirais, qui m’a permis de vraiment rencontrer le public. Et c’est resté tout au long de l’année. À propos des "Pays d’en haut", les gens me disent qu’ils trouvent mon personnage amusant ou détestable, mais "Alerte Amber" les a vraiment bouleversés. Ç’a créé une espèce de proximité émotive que je n’avais pas encore vécue avec le public. Les gens portent cette émotion quand ils m’en parlent. Ça fait plaisir de voir que ç’a été percutant pour beaucoup de gens.»

On sait que le drame psychologique aura une suite, une série dérivée («spin-off») du nom d’«Alertes», qui mettra en vedette l’Escouade d’enquêteurs d’«Alerte Amber», qui investiguera sur de nouveaux cas. TVA a par contre annoncé que la diffusion d’ «Alertes», d’abord programmée à l’automne, sera repoussée, les tournages n’ayant pu commencer tel qu’il était prévu en raison de la COVID-19.

Madeleine Péloquin: un marathon avant un autre sprint
Photo d'archives, Agence QMI

Femme d’affaires

C’est une énergie bien différente que celle, dramatique, déployée dans «Alerte Amber», que l’actrice met de l’avant dans «La dérape».

Dans la troisième saison de la fiction familiale réalisée par Christian Laurence, Madeleine Péloquin personnifie Arianne Bernard, une riche femme d’affaires propriétaire d’une écurie automobile féminine, Athéna, qui prend Julia (Camille Felton) et sa camarade Audrey-Ève (Charlotte Aubin) sous son aile.

Dès le premier épisode, on comprend que Julia vient de décrocher une bourse grâce à Arianne, laquelle a l’œil brillant en regardant la jeune pilote signer son contrat. La mécène devra éventuellement gérer les conflits de rivalité qui opposeront ses deux protégées.

«Elle en mène large dans sa région, précise Madeleine Péloquin au sujet d’Arianne. Elle est très impliquée, autant dans ses propres entreprises que dans la chambre de commerce féminine. Je trouve intéressante sa vision, qui met les femmes de l’avant. Souvent, les femmes d’affaires sont dépeintes avec beaucoup d’autorité, de fermeté, de dureté, mais Arianne sait faire passer ça avec beaucoup d’ouverture, un grand sens de la justice, de la loyauté et de la droiture.»

Maman de deux filles de 8 et 12 ans, Madeleine Péloquin dit avoir regardé tous les épisodes de «La dérape» avec son aînée, et avoir été fascinée par le vrombissement des moteurs en s’immergeant dans le monde de la course automobile.

«C’est ce qui est formidable dans notre métier, d’entrer dans de nouveaux univers. Je me suis surprise à me passionner pour la course automobile le temps de jouer Arianne (rires). Avec les voitures, les uniformes, on embarque. Je ne suis pas allée voir de courses après le tournage, mais je trouvais Camille (Felton) et Charlotte (Aubin) bien chanceuses de pouvoir conduire!»

  • Les trois saisons de «La dérape» sont disponibles sur Club illico. On peut revoir des extraits d’«Alerte Amber» au TVA.ca.