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COVID-19: tirer des leçons pour faciliter la relance

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Pour faciliter la relance de l’industrie du sport québécois, le Pôle sports HEC Montréal effectuera une grande enquête visant à partager les connaissances et les leçons acquises dans la lutte face à la pandémie de COVID-19.

Dans cette optique, le groupe de recherche veut ratisser le plus largement possible dans le milieu du sport québécois – ayant envoyé des invitations à une cinquantaine d’organisations des milieux amateur, scolaire et professionnel – pour documenter, à l’aide d’entrevues et de questionnaires, les différentes démarches utilisées pour s’attaquer à cette crise.

«On veut couvrir le plus large possible», a expliqué lundi Richard Legendre, l’un des professeurs qui participeront à cette étude. «On veut vraiment additionner les données et toutes les composantes du sport. [On veut parler] à peu près à tout ce qu’il y a comme organisation de sport.»

«L’objectif est de faire le bilan. On veut à la fois analyser les impacts négatifs, mais également les impacts positifs et les leçons tirées par les différentes organisations pour qu’après, on puisse partager ces informations. Ça va devenir un outil précieux, pas juste pour le milieu du sport, mais aussi pour les autorités publiques.»

Pas que du négatif

S’il se garde bien de prédire le résultat de ces analyses, qui doivent être rendues publiques au mois d’octobre, M. Legendre a tout de même une petite idée de ce qui pourrait ressortir de cette enquête.

Celui qui a dirigé le ministère de la Jeunesse, du Tourisme, du Loisir et du Sport, du 13 novembre 2001 au 29 avril 2003, au sein du gouvernement du premier ministre Bernard Landry, et qui a ensuite œuvré comme vice-président directeur de l’Impact de Montréal de 2007 à 2018 estime par ailleurs qu’à première vue, la crise a été bien gérée dans l’ensemble.

«Dans les conversations préliminaires, [on comprend] que tout n’est pas négatif. Les gens en tirent des leçons et s’adaptent. Il y a des enjeux stratégiques qui vont peut-être être révisés en matière de financement, de ressources humaines et de manières de faire.»

«Ça dépend des cas, mais je regarde les fédérations sportives, et elles se sont vraiment ajustées et ont été très créatives en peu de temps. Elles ont changé et ont présenté des choses à la santé publique qui, je pense, ont permis d’accélérer le déconfinement avec des mesures intelligentes. C’est tout en leur honneur.»

Par ailleurs, le rapport qui sera produit à la fin de l’étude pourra servir d’outil, mais le groupe de chercheurs ne fera aucune recommandation.

«On n’a pas la prétention de dire: "on va vous donner la marche à suivre". Nous, on va résumer ce qu’on va entendre. Ce sera un bilan.»

Faire le lien

Créé en 2019, le Pôle sport a pour but «de contribuer à l’essor du milieu sportif au Québec et à l’international» en faisant le lien entre les milieux sportif et académique.

«Il y a une grande tendance de professionnalisation de l’univers sportif, et je pense qu’on peut apporter une brique à l’édifice sportif. [...] On veut venir en aide au milieu, parce que c’est assez rare qu’on puisse réunir tout le monde. Il n’y a pas d’organisation comme telle au Québec qui a le mandat de réunir tout le monde», a dit Legendre.