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Deux cas de bijoux disparus dans un CHSLD de Saint-Augustin: une enquête interne a été lancée

Des bagues et des bracelets restent introuvables

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Nathalie Côté (à gauche) et Aurélie, une préposée, sont venues transmettre leurs sympathies à Diane Viger, dont les bijoux ont été retrouvés après la mort de sa mère.

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N’«excluant aucune possibilité», la direction des Jardins du Haut Saint-Laurent a mis en place une équipe afin de s’assurer que les bijoux de ses résidents décédés de la COVID soient rendus aux proches. 

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Déjà, la directrice du CHSLD privé a confirmé avoir retrouvé les bijoux d’une des deux victimes dont les proches avaient dénoncé la disparition. «Après les reportages, c’est le directeur de la maison funéraire qui a pris la peine d’appeler pour dire qu’ils avaient les bijoux», explique la directrice Nathalie Côté. La préposée aux bénéficiaires qui avait placé Irène Petitclerc dans les linceuls après le décès avait d’abord confirmé avoir laissé les bijoux sur la défunte, faute de pouvoir les enlever.

Enquête interne

Quant aux bagues, au collier et aux bracelets de Anik Leclerc, une autre résidente, la directrice générale assure qu’une «enquête interne» a été lancée pour les retrouver. La famille de la dame de 90 ans décédée le 28 mai a fait une plainte officielle à la police.

«La police ne nous a pas encore appelés», indique Nathalie Côté, qui a elle-même contacté la Sûreté du Québec. «On est très transparent ici, on n’a rien à cacher», assure-t-elle.

Mme Côté «n’exclut aucune possibilité» pour expliquer la disparition de bijoux. En raison de l’éclosion de COVID qui a frappé la résidence de Saint-Augustin-de-Desmaures, plus de 150 personnes provenant du CIUSSS de la Capitale-Nationale ou de JeContribue.ca sont venues prêter main-forte aux 350 employés.

La résidence doit aussi composer avec de «l’errance intrusive» où les résidents avec des problèmes cognitifs prennent des objets qui ne leur appartiennent pas.

«Soit il y a quelqu’un sans scrupule, soit ils sont quelque part», lance Mme Côté sans accuser personne. À titre d’exemple, dix sacs d’effets personnels de défunts se sont retrouvés à la buanderie par erreur pendant la crise.

«Il y a une procédure qui existe, mais on va revoir notre façon de faire», assure la directrice. Les familles sont invitées à venir chercher les effets personnels de leur proche s’il le désire et à alerter la direction si des objets sont manquants.

Employés aimants

Nathalie Côté assure que ses employés sont «peinés» de la situation et souhaitent eux aussi retrouver les bijoux manquants. D’ailleurs pendant le passage du Journal, la préposée qui a accompagné Irène Petitclerc jusqu’à la fin est venue transmettre ses sympathies à sa fille Diane Viger, heureuse que les bijoux aient été retrouvés.

«On met l’emphase sur les bijoux pendant qu’on sauve des vies», conclut Mme Côté. Au moins 30 personnes sont décédées de la COVID au CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent.