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Et si Trudeau boycottait Facebook?

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Facebook a fléchi. Dans la tourmente du débat sur son rôle dans la propagation de la haine et du racisme, un début de concession.

Mark Zuckerberg n’a pas vu la lumière. Il a perdu 7,2 milliards $ en une journée. Impossible d’ignorer le coût du mouvement de boycottage qui prend de l’ampleur.

Cri de ralliement de la lutte contre le racisme, le mouvement #StopHateforProfit a inspiré les cercles capitalistes.

Après North Face et Patagonia, des géants comme le leader mondial de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, Hershey’s, Coca-Cola, Starbucks, pour ne nommer que ceux-là, ont emboîté le pas.

Ces entreprises suspendent leur publicité sur Facebook, lui reprochant de ne pas assez sévir contre le discours haineux et la désinformation.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Vendredi, Mark Zuckerberg a finalement ouvert la porte à resserrer ses politiques. Toujours pas question de retirer les tweets racistes ou carrément faux de Donald Trump, comme l’a fait Twitter, mais il interdira « une catégorie plus large de propos haineux dans les annonces ».

C’est un début.

Pourquoi pas le gouvernement fédéral ?

Or, si des entreprises milliardaires qui carburent à la publicité pour assurer leurs profits sont capables d’oser se passer des algorithmes de Facebook pour joindre le consommateur idéal, pourquoi est-ce que le gouvernement fédéral ne ferait pas de même ?

Les dernières données révèlent que 53 % de la publicité fédérale est destinée aux médias numériques, dont 71 % sur Facebook.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait de la lutte contre l’intolérance et le racisme une priorité. Il s’est même agenouillé avec les manifestants. Il a promis que le Canada en ferait davantage et enverrait un signal fort.

Le temps est venu de réfléchir à se joindre à ce boycottage de Facebook.

Ce serait un signal politique éloquent pour passer de la parole aux actes.