/finance/business
Navigation

Le Port de Montréal en partie paralysé par une grève dès jeudi

Deux terminaux de Société Terminaux Montréal Gateway, comme celui-ci, seront paralysés par une grève de 40 heures, à compter de jeudi, 15 heures.
Photo courtoisie Deux terminaux de Société Terminaux Montréal Gateway, comme celui-ci, seront paralysés par une grève de 40 heures, à compter de jeudi, 15 heures.

Coup d'oeil sur cet article

Une grande partie du Port de Montréal et une bonne part du transport maritime du pays pourraient être paralysés dès jeudi par le déclenchement d’une grève par les débardeurs.

Selon une note interne obtenue par Le Journal, le syndicat des 1125 débardeurs a fait parvenir hier un préavis de grève de 72 heures à l’Association des employeurs maritimes (AEM).

Deux terminaux à l’arrêt

Sans contrat de travail depuis décembre 2018, les syndiqués annoncent l’arrêt complet des activités des deux terminaux (62 et 77) de Société Terminaux Montréal Gateway à compter du jeudi 2 juillet à 15 h et jusqu’à samedi à 6 h 59.

Ce débrayage de 40 heures s’accompagne d’un ordre de suspension de la participation des syndiqués aux affichages de l’employeur, de même qu’à toute activité de formation.

Les travailleurs de la section locale SCFP 375, dont le rôle est de charger et de décharger les navires, ont voté en faveur de la grève en décembre 2018, à hauteur de 99,5 %. 

L’employeur surpris

L’AEM, qui regroupe l’essentiel des employeurs de l’industrie au Québec, s’est dite « surprise et extrêmement déçue » de l’annonce.

« L’Association continue de croire à la négociation », dit son porte-parole Louis Aucoin, ajoutant que la situation l’obligeait tout de même « à considérer les différentes options qui s’offrent à elle ».

De son côté, l’Administration portuaire de Montréal, qui n’est pas directement impliquée dans ces négociations, déplore la situation et ne cache pas sa préoccupation devant toute action susceptible de nuire à ses activités. 

« Celles-ci », insiste sa vice-présidente des affaires publiques Sophie Rioux, « sont essentielles pour la bonne marche de l’économie et pour la santé et la sécurité du public, en particulier en contexte de pandémie ». 

Les représentants locaux du Syndicat canadien de la fonction publique ont préféré s’abstenir de tout commentaire.