/sports/soccer/impact
Navigation

Retour de la MLS: «C’est l’inconnu», avoue Thierry Henry

Thierry Henry
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay Thierry Henry

Coup d'oeil sur cet article

L’entraîneur-chef Thierry Henry a avoué d’emblée mardi que l’Impact se lancera un peu dans l’inconnu lorsque l’équipe quittera Montréal pour Orlando, jeudi, en vue du tournoi de reprise La MLS est de retour.

• À lire aussi: Le grand retour de l’Impact et de la MLS à TVA Sports

Ayant pourtant beaucoup d’expérience en tournoi au cours de sa carrière – il a fait partie de la sélection française sacrée championne de la Coupe du monde en 1998 et de l’Euro en 2000, notamment –, il a indiqué que les circonstances de la compétition à venir étaient totalement nouvelles.

En effet, la saison de la Major League Soccer (MLS) reprendra après plus de trois mois d’arrêt en raison de la pandémie de COVID-19, et les équipes n’auront aucun match amical pour retrouver leurs repères.

«Ce genre d’expériences, je n’en ai pas souvent vécues [à cause de] la manière dont on se retrouve dans ce tournoi à cause de la COVID-19. En général, avant d’aller dans un tournoi, tu as un temps de préparation et des matchs amicaux, et là, on n’en a pas pour les raisons qu’on connaît», a dit Henry lors d'une vidéoconférence.

«Donc voilà, ce n’est pas évident de commencer un tournoi avec ton premier match [de la phase de groupe]. En général, t’essaies pas mal de choses, des tactiques et des combinaisons, et là, en l’occurrence, c’est la première fois de ma vie que je me retrouve dans une situation comme ça. C’est l’inconnu.»

Se concentrer

La Floride a annoncé 18 000 nouveaux cas de la maladie sur son territoire lors de la dernière fin de semaine. Henry a toutefois préféré ne pas se prononcer sur cette recrudescence des cas. Il a indiqué qu’il se concentrait sur son rôle d’entraîneur.

«Comme je l’ai dit depuis le début, on s’adaptera à la ligue. Le tournoi aura lieu là-bas, et la ligue a pris les précautions nécessaires. Pour l’instant, les joueurs sont bien. On verra comment ça se passera. Mais nous, on est en train de se préparer pour jouer un tournoi, quelles que soient les conditions. L’équipe est prête pour y aller et se battre pour défendre les couleurs du club.»

«Après, il y a des choses qui se passeront, il y aura des débats, mais nous, on est là pour se préparer, et l’équipe, pour le moment, est bien», a ajouté l’homme de 42 ans, qui a malgré tout indiqué que quelques membres de sa famille et des amis avaient été déclarés positifs à la COVID-19.

Rivalité

Ainsi, le tournoi s’amorcera le 8 juillet. Dès le lendemain, le onze montréalais disputera un premier match contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, avant de faire face au Toronto FC et au D.C. United, respectivement les 15 et 21 juillet.

Depuis qu’il a pris les rênes de l’Impact, Henry n’a dirigé que cinq parties. Il n’a pas encore eu l’occasion d’affronter le Toronto FC, le plus grand rival du Bleu-Blanc-Noir.

«Nous savons tous à quel point cette partie est spéciale, a-t-il concédé. Ce sera une première pour moi. Je peux comprendre les rivalités. J’ai parlé à Patrice Bernier et à quelques personnes qui m’ont dit à quel point c’est [une rivalité] importante pour eux.»

Quelque 16 rencontres de la phase de groupe, dont les trois de l’Impact, seront diffusées sur les ondes de TVA Sports.

Un schéma tactique à déterminer 

Au début de la saison de la Major League Soccer (MLS), la décision de Thierry Henry d’utiliser cinq défenseurs plutôt que quatre a été payante pour l’Impact de Montréal, qui n’a pas subi la défaite en deux parties.

Le Bleu-Blanc-Noir est également parvenu à défaire le Deportivo Saprissa lors de la ronde des 16 de la Ligue des champions de la CONCACAF avec ce schéma. Mais lorsque le CD Olimpia a pris l’avance au cours du match aller du quart de finale, le pilote est revenu à une stratégie à quatre arrières, ce qui a permis aux siens de réduire l'écart.

Ainsi, pour l’instant, et avec le peu de temps qu’il a eu pour préparer son équipe, l’instructeur s’est dit incapable de déterminer la tactique qu’il privilégiera à Orlando.

«C’était difficile par rapport à la santé publique – on sait qu’il y a eu la phase 1, la phase 2 et la phase 3 –, donc dès qu’on a pu rentrer dans la phase 3 avec les contacts lors des jeux, on a commencé à travailler la tactique», a-t-il expliqué lors d'une vidéoconférence, mardi. «On a travaillé un peu sur ce qu’on a fait contre Olimpia, sur ce qu’on a fait avant. Donc, ce n’est pas encore clair, mais on a travaillé sur les deux. On ne sait pas encore comment on va commencer là-bas.»

«Quand on est passés à cinq [défenseurs], c’était bien. Il n’y a pas eu de problèmes. Les joueurs savent très bien ce qu’ils ont à faire. Après, est-ce qu’on va jouer à quatre ou à cinq? On verra bien.»

Qui jouera?

Lorsque l’équipe montera dans l’avion jeudi après-midi, Henry espère que tous les joueurs disponibles seront du voyage. Les conditions à Orlando risquent d’être difficiles en Floride, et le club devra jouer trois matchs en 12 jours.

Ainsi, le Français compte bien profiter de la profondeur au sein du club. Puisque les équipes devront rapidement reprendre l’action avec des parties importantes, la MLS a d’ailleurs modifié un peu le règlement, si bien que l’instructeur aura droit à cinq changements par rencontre. Une nouveauté qu’il accueille avec joie.

«J’espère que les joueurs veulent jouer tout le temps, que ce soit en tournoi ou non. Mais il n’y a que 11 places sur le terrain et il va y avoir énormément de changements. Il va faire chaud et il y aura de l’humidité. Peut-être que l’équipe qui commencera le deuxième match ne sera pas la même pour le premier ou le troisième.»

«Il y a des joueurs qui seront amenés à jouer les trois matchs, d’autres, non. À nous de faire les bons choix et de voir comment ça va se passer aussi au niveau physique. Mais oui, il y a de la compétition et on a récupéré nos blessés aussi», a-t-il ajouté.