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Un balcon effondré jette une famille à la rue

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TROIS-RIVIÈRES | La famille Pépin-Gaboury de Trois-Rivières s'est retrouvée à la rue et doit se trouver un logis au plus vite à la suite de l'effondrement de son balcon arrière, le 26 juin dernier.

«Toute la famille, on était sur le bord du feu et les enfants dans le carré de sable. Puis, on a entendu un craquement et, rapidement, le balcon du deuxième s'est effondré dans la cour! Heureusement, personne n'a été blessé, mais on a eu peur», a raconté Kevin Pépin à TVA Nouvelles.

Capture d'écran, TVA Nouvelles

Lorsque les pompiers sont arrivés, ils ont mis en place un périmètre de sécurité autour de l'immeuble de la rue Saint-Maurice, dans le secteur du Cap-de-la-Madeleine. Puis, comme les sorties de secours n'étaient plus accessibles, ils ont interdit aux familles des deux appartements touchés dans l'immeuble de six logements de réintégrer les lieux, et ce, tant et aussi longtemps que le propriétaire n'aura pas fait les réparations.

«On a été pris en charge par la Croix-Rouge. Ils nous ont offert l'hébergement pendant 72 heures. Après, on fait du camping. Le propriétaire, Benoît Ferron, a seulement mis des planches de bois instables devant la porte extérieure du deuxième. On dirait un tremplin de piscine tellement les planches bougent. Un inspecteur du service d'incendie est venu analyser les lieux et ça n'a pas été accepté», a relaté M. Pépin.

Devant les tribunaux?

La Ville a confié être grandement préoccupée par la sécurité des résidents. L'agent de communication Guillaume Cholette-Janson a indiqué que le travail se fait en étroite collaboration avec le service de sécurité incendie de Trois-Rivières et que le dossier est suivi de près.

Capture d'écran, TVA Nouvelles

Dès le mois d'août, l'administration de la Ville pourrait avoir un pouvoir supplémentaire. «On travaille à l'élaboration d'un projet de règlement qui nous permettra, avec un ordre de la cour, par exemple, de réaliser des travaux et de facturer le tout aux propriétaires. On va pouvoir l'appliquer dans les cas d'immeubles en état d'insalubrité», a indiqué le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Une problématique récurrente

Selon le Comité logement Trois-Rivières, l'insalubrité et le manque d'entretien des logements sont des problèmes récurrents. Seulement dans les derniers mois, sur quelque 1200 dossiers ouverts, 70% étaient reliés à l'état des logements.

«On a affaire à des propriétaires qui souhaitent payer le minimum. Puis, souvent, il est impossible pour les locataires de parler directement avec leur propriétaire. La meilleure chose à faire est d'entrer en communication avec nous; on va entamer des démarches juridiques à la Régie du logement», a souligné la coordonnatrice chez Comité logement Trois-Rivières, Carol-Anne Côté.

TVA Nouvelles a tenté de parler au propriétaire de l'immeuble, Benoît Ferron, sans succès. Le numéro de téléphone inscrit sur les baux est hors service. Puis, lorsque l'équipe s'est présentée sur les lieux, l'homme âgé de la trentaine s'est barricadé dans un appartement.

Après une intervention de la police, la famille Pépin-Gaboury a finalement été en mesure de faire résilier son bail. Elle déménagera le 1er juillet.