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Vaccins : un important pas en avant dans la guerre au coronavirus

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La mise en place d’une première campagne de vaccination contre la COVID-19 chez les militaires chinois, à peine six mois après la découverte de ce nouveau virus, représente une réalisation scientifique extraordinaire et une étape décisive dans la lutte contre cette maladie.  

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Ce vaccin utilise un autre virus respiratoire, un adénovirus atténué, comme vecteur pour amener dans les cellules humaines le matériel génétique codant pour la région du spicule du coronavirus, un domaine moléculaire essentiel à sa virulence. 

Les cellules infectées par l’adénovirus vont alors produire la protéine du spicule, et la présence de cet antigène viral va entraîner l’activation du système immunitaire chez la personne vaccinée.

Encourageant

Les résultats des premiers essais cliniques publiés dans le journal The Lancet ont montré qu’une dose de ce vaccin était sécuritaire, et induisait effectivement une réponse immunitaire rapide, caractérisée par la production d’anticorps neutralisants et de lymphocytes T spécifiques au virus dans les 28 jours suivant la vaccination. 

Il y a donc lieu d’être optimiste que le vaccin va permettre l’établissement d’une mémoire immunologique à plus long terme, essentielle pour protéger les populations qui n’ont pas encore été exposées au virus.

Limitations

Le seul bémol associé à ce type de vaccin est qu’il est généralement moins efficace chez les personnes qui ont été infectées par un adénovirus au cours de leur vie : dans ce cas, la réponse immunitaire est principalement dirigée contre l’adénovirus du vaccin, tandis que les antigènes du coronavirus peuvent passer inaperçus par le système immunitaire, sans offrir la protection souhaitée.