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Retrait du trambus: appui ferme du fédéral au tramway modifié

Ottawa ne semble pas partager les mêmes craintes que François Legault

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Illustration courtoisie Une des plus récentes illustrations d’une des stations du projet de futur tramway de Québec.

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Contrairement au gouvernement du Québec, Ottawa a réitéré hier son appui ferme à la nouvelle mouture du projet de réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec.

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«Nous continuons à croire fermement à la pertinence et à la validité de ce projet. Il faut aller de l’avant», a mentionné Karl Sasseville, directeur des communications du ministre libéral fédéral Jean-Yves Duclos, par courriel.

M. Sasseville a ajouté que « dès 2018, notre gouvernement a clairement manifesté son appui pour ce projet visant à doter la région de la capitale nationale d’infrastructures de transport en commun modernes et durables, comme c’est le cas pour toutes les autres grandes villes au Canada. En 2019, nous avons confirmé l’investissement fédéral le plus important de l’histoire de Québec, soit 1,2 G$ ».

Le budget de 3,3 G$ du réseau provient du gouvernement du Québec (1,8 G$), du fédéral (1,2 G$) et de la municipalité (300 millions $).  

Legault demande du temps

Évoquant des raisons essentiellement budgétaires, la Ville de Québec a annoncé lundi l’abandon du volet trambus de son mégaprojet et son remplacement par des métrobus.

Le maire Labeaume a insisté pour dire que ce changement n’entraîne pas de perte sur le plan de la desserte.

Le lendemain, François Legault a pourtant dit avoir besoin de davantage de temps avant de pouvoir se prononcer au sujet de cette nouvelle version.

Le premier ministre du Québec, François Legault.
Photo Simon Clark
Le premier ministre du Québec, François Legault.

«J’ai parlé avec Régis Labeaume, la semaine dernière, de cette situation. Je lui ai demandé de nous donner un certain temps pour étudier le nouveau projet», a fait savoir le premier ministre. 

La principale condition d’appui du gouvernement du Québec est que le service du réseau structurant apporte un gain aux banlieues.

«Il faut que les banlieues soient bien desservies, a ajouté M. Legault. Ce que j’ai demandé à Régis Labeaume, c’est de nous donner un peu de temps pour bien analyser la desserte des banlieues.»

Le bâton du pèlerin

Depuis quelques jours, l’administration Labeaume martèle que son plan de desserte de la couronne de la ville, combiné au projet de réseau structurant, créera la plus grande « toile » de transport collectif jamais élaborée par la Ville.

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Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a signalé mardi que « ça fait quelques semaines que le maire a des échanges à haut niveau avec le gouvernement [...] C’est à nous à prendre notre bâton de pèlerin et à convaincre que notre projet respecte l’enveloppe budgétaire et va desservir autant sinon plus de monde ».

De son côté, le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, s’est réjoui de la réaction de M. Legault.

«J’ai une lueur d’espoir quand j’entends le premier ministre dire qu’il va analyser le nouveau projet avant de l’appuyer», a-t-il exprimé au Journal. 

Le chef de Québec 21 souhaite que les citoyens puissent se prononcer sur cet enjeu lors de la prochaine élection municipale de l’automne 2021.

Cette demande figure d’ailleurs dans une lettre adressée mardi par M. Gosselin au premier ministre Legault