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Des municipalités lancent un SOS à Québec et Ottawa

Elles créent une cellule d’urgence pour trouver une solution à la crise du transport

Air Canada
Capture d'écran, WEB Comptoir d’Air Canada à l’aéroport Trudeau, à Montréal.

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Les municipalités du Québec ont créé une cellule d’urgence pour trouver une solution à la crise du transport aérien régional et demandent à Québec et Ottawa de tout faire pour que des vols reprennent dès septembre.

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« Ça prend des avions dans nos aéroports régionaux en septembre. C’est notre échéancier », a lancé le maire de Gaspé Daniel Côté en entrevue avec Le Journal.

M. Côté, qui est le premier vice-président de l’Union des municipalités du Québec, est aux premières loges de la débâcle provoquée par l’abandon d’Air Canada de plusieurs destinations régionales, comme Gaspé.

L’aéroport municipal essuiera des pertes de 160 000 $ par mois jusqu’à ce qu’un transporteur reprenne le flambeau. La situation n’est pas tenable, dit-il. « La priorité absolue est de remettre en place des liaisons aériennes là où il n’y en a plus », souligne Daniel Côté.

La cellule de crise, qui réunit également la Fédération des chambres de commerce, veut trouver un Plan B au retrait d’Air Canada, qui ne fait plus partie des plans.

« Maintenant que le géant est sorti de la pièce, il reste de la place sur le marché régional », indique M. Côté. L’UMQ demande maintenant aux politiciens fédéraux et provinciaux d’agir. 

De passage sur la Côte-Nord, le ministre québécois des Transports François Bonnardel a indiqué que tout était sur la table et que les sociétés régionales sont capables d’augmenter leur capacité.

Le PLQ dénonce 

Le PLQ presse tout de même le gouvernement Legault d’orchestrer une alliance aérienne québécoise avec les transporteurs Air Creebec, Pascan et Air Inuit, par exemple, pour remplacer Air Canada. 

« Si le billet d’avion coûte deux fois plus cher et que ce n’est pas possible de faire un transfert, ça ne fonctionnera pas. Ça prend une alliance », croit la cheffe Dominique Anglade.

De leur côté, les transporteurs aériens se montrent intéressés, mais attendent de voir si la demande est là alors que le spectre de la COVID-19 plane toujours sur l’industrie. Matthew Happyjack, président d’Air Creebec, s’attend à une période de turbulence de deux ans.

Pourparlers et ouverture

Air Creebec est toutefois en pourparlers avec Rouyn-Noranda et Val-d’Or pour offrir une liaison aérienne vers Montréal, et est ouverte à discuter avec des municipalités de l’Est-du-Québec.

Pour Yani Gagnon, vice-président de Pascan, il est clair que son entreprise peut tirer son épingle du jeu. Mais « il faut que le volume soit là ». Sinon, il faudra une aide publique pour maintenir les lignes aériennes déficitaires. 

Il ajoute toutefois que les appareils plus petits de Pascan, qui offrent 34 places, rendent « plus facile » l’atteinte du seuil de rentabilité.

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