/news/transports
Navigation

Liaisons régionales abandonnées: Anglade propose une alliance aérienne québécoise

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement du Québec doit rapidement orchestrer une alliance aérienne québécoise avec les transporteurs régionaux Air Creebec, Pascan et Air Inuit, par exemple, pour remplacer Air Canada, croit Dominique Anglade.

• À lire aussi: Transport aérien: larguées par Air Canada, les régions lancent un SOS

• À lire aussi: Les régions larguées par Air Canada: un cauchemar pour se faire soigner à Québec

• À lire aussi: Les transporteurs régionaux prêts à «combler le vide» d’Air Canada

«On est dans l’urgence. Il faut briser l’isolement des régions. Ce n’est pas pour le mois de septembre, c’est pour maintenant, cet été, il faut que ça se fasse tout de suite», a laissé tomber la chef libérale jeudi, en entrevue avec Le Journal.

Air Canada a annoncé mardi la fin d’une série de liaisons régionales, et la fermeture de ses comptoirs dans les aéroports de Val-d’Or, Mont-Joli, Baie-Comeau et Gaspé. Cet «isolement» des régions aura un impact sur le tourisme, mais également sur les affaires, sur le déplacement des travailleurs, des médecins et de l’éducation. «Tous les secteurs d’activité sont touchés», déplore Mme Anglade.

Québec doit donc remplir le vide laissé par Air Canada. Mais la question est complexe. «Il faut s’asseoir avec toutes les entreprises, Pascan, Air Creebec, Air Inuit, on n’exclut personne. Il pourrait y en avoir d’autres», dit Mme Anglade. 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Yani Gagnon, vice-président de Pascan, à QUB Radio:  

Mais pour que l’opération sauvetage fonctionne, il faut absolument une alliance: «Si le billet d’avion coûte deux fois plus cher et que ce n’est pas possible de faire un transfert, ça ne fonctionnera pas. Ça prend une alliance entre les entreprises», souligne-t-elle.

Ça prend des connexions

Si un vol est offert entre Gaspé et Québec, il faut offrir au consommateur des connexions vers Toronto et Montréal, par exemple, et non pas l’obliger à acheter un deuxième billet d’avion.

Une fois cette question réglée, le gouvernement du Québec devra soutenir les aéroports régionaux, dont les finances seront mises à mal par la fermeture des comptoirs d’Air Canada, ajoute-t-elle.

À moyen terme, Mme Anglade, tout comme Québec solidaire et le Parti québécois, estime que le Québec doit faire une réflexion plus générale sur les transports en régions, que ce soit par train, par autocar ou par avion. Le problème: les distances sont longues, le transport coûte cher et les passagers sont moins nombreux. La solution? «Le gouvernement va devoir s’impliquer. Ça va prendre un soutien de l’État. Et pour ça, et pour trouver des solutions», a-t-elle ajouté.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.