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Merci, ô Canada!

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Merci, ô Canada, d’avoir signé ces chèques aux artistes québécois qui chantaient pour ta fête, hier. Ont-ils enfin compris que la Saint-Jean n’a plus d’âme, de toute façon, et que le 24 juin ou le 1er juillet impliquent le même verbiage insipide ?

Merci, ô Canada, de nous avoir donné le Fils Justin après le Dieu Pierre Elliott afin que celui-ci accomplisse le grand dessein de celui-là dans l’unité du Saint-Esprit multiculturel ! Autour de la table à dîner de la famille Trudeau, abordait-on autrefois le grand thème du Québec à rapetisser grâce à la « méthode 1982 » pour contrer les timides réformistes Mulroney et Bourassa ?

Merci, ô Canada, de « payer à ne rien faire » avec ta PCU rallongée des jeunes qui auraient pu contribuer au redressement économique ! As-tu donc compris qu’en nous enfonçant profondément dans le cambouis, tu nous obliges à avoir constamment besoin de toi par la suite ?

Américanisation

Merci, ô Canada, de préférer dans les faits John A. Macdonald à George-Étienne Cartier pour faire du Canada un pays de plus en plus foncièrement « anglais » avec de multiples langues pour contester le statut officiel (de plus en plus vétuste) du français.

Merci, ô Canada, de forcer l’importation des pires travers de la société américaine, dont une querelle raciale étrangère à nous, comme si nous pouvions nous y insérer ! Ta CBC a même puni une animatrice qui a osé citer le titre du célèbre essai de Pierre Vallières Nègres blancs d’Amérique au cours d’une réunion de travail.

Antinationalisme

Merci, ô Canada, d’avoir lavé les cerveaux d’un si grand nombre de gens pour qui le mot « racisme » a pris un nouveau sens qui englobe n’importe quoi de quelque peu national.

Tu as gagné la bataille, ô Canada : toute une génération ne s’intéresse plus à la loi 101 et ne voit pas d’un mauvais œil l’éventualité d’une disparition tranquille dans l’Amérique anglophone. Le Québec, cette Louisiane de demain !