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Mike Ribeiro prépare sa prochaine carrière

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Photo courtoisie L’ancien joueur du Canadien Mike Ribeiro, dont on n’avait aucune nouvelle depuis plus de trois ans, est réapparu à Montréal.

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«Si j’avais pris soin de mon corps et que je m’étais concentré [sur le] hockey à 100%, j’aurais aidé une équipe à gagner une coupe Stanley.»

Mike Ribeiro n’a pas besoin d’un examen de conscience. L’ancien attaquant du Canadien, qui était récemment de passage à Montréal pour assister aux funérailles de son père, sait qu’il aurait pu connaître une carrière encore plus prolifique que celle qui lui a permis de participer à 1074 rencontres dans la LNH, récoltant 793 points au passage.   

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Les démêlés et les frasques à l’extérieur de la glace l’ont suivi jusqu’à la fin d’une carrière marquée de hauts et de bas, sans jamais que son talent enviable ne soit remis en question.

Que s’est-il passé par la suite?

À l’occasion d’un entretien avec TVASports.ca (Ribeiro a également accordé une entrevue au balado sportif La poche bleue), l’attaquant de 40 ans a fait la lumière sur la mystérieuse période qui a suivi son dernier match professionnel.

Ce n’était pas un hasard si personne –incluant son agent de l’époque, Bob Perno– n’avait de ses nouvelles après la campagne 2016-2017.

«Quand j’ai pris ma retraite, j’ai décidé que j’allais faire ce que je veux, a-t-il confié. Je n’allais pas répondre à personne. Ce n’était peut-être pas la meilleure façon, mais depuis que j’étais tout jeune, je faisais tout ce qu’on me demandait.»

«J’étais sur le point d’avoir 40 ans et je m’étais dit qu’à l’année de ma retraite, j’allais faire le party...»

Ribeiro était jusqu’à tout récemment un membre des Predators de Nashville. Il était devenu frustré de son rôle avec le club et il en avait fait part au directeur général, David Poile. 

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«J’ai demandé qu’on m’échange, explique-t-il. Il m’a dit que je serais soumis au ballottage et qu’une équipe pourrait alors me réclamer. Ce n’est pas arrivé.»

Après 28 rencontres et trois matchs en séries avec les Admirals de Milwaukee, Ribeiro en avait assez.

«Je me suis dit "c’est assez". C’était devenu un travail. Ma passion n’était plus là. C’était fini.»

La famille d’abord

Après avoir profité d’une période festive, le produit des Huskies de Rouyn-Noranda a décidé qu’il voulait se consacrer à sa famille à part entière.

«Une fois que j’ai eu 40 ans, j’ai changé mon mode de vie. Je voulais montrer à mes enfants un autre côté de moi. Je voulais rester près d’eux. Et la santé, c’est très important.»

À ce jour, Ribeiro n’a jamais formellement annoncé sa retraite. Il laisse entendre que le jour où il le fera pourrait venir bientôt. Mais encore.

«Après trois ans, je crois que les gens ont compris, a-t-il lancé à la blague. J’ai connu une belle carrière. Je ferai une annonce à un moment donné.»

Pour ce qui est du prochain objectif de Ribeiro, que le Tricolore a sélectionné au deuxième tour au repêchage de 1998, il aimerait devenir entraîneur. Il y croit. Lorsque le temps viendra.

«Le hockey, c’est ce que je connais et c’est ce que je veux faire. Coacher, c’est ce que je veux faire.»

Ribeiro a d’ailleurs offert ses services aux Predators au cours des dernières années, mais il dit que la direction ne pouvait tenir compte de son offre.

«J’ai revu Poile pendant les séries il y a un an ou deux. L’avantage numérique des Predators avait de la misère. J’ai offert mon aide, mais je n’étais pas dans une bonne phase.»

Le CH tatoué sur le cœur      

Pour la première fois en près de 18 ans, Mike Ribeiro était de passage à Montréal sans faire partie d’une équipe de hockey professionnelle. Sans être sous les feux des projecteurs.

Celui qui a grandi dans le quartier portugais de la métropole avoue ne pas être habitué à un tel calme lorsqu’il revient au Québec.

«Ça fait du bien, admet-il en riant. Je suis rendu plus vieux et j’ai pris du poids!»

L’ancien porte-couleurs du Canadien a passé la dernière semaine entouré de ses proches à la suite du décès de son père, qui a été victime d’une crise cardiaque.

Plus de 15 ans après avoir été impliqué dans l’une des transactions les plus discutables de l’histoire du Canadien –sans rien enlever au sympathique Janne Niinimaa– Ribeiro ne cache pas qu’il aimerait un jour réintégrer le giron du club de son enfance.

«Ç’a toujours été mon rêve de gagner une 25e coupe Stanley. Maintenant, c’est comme coach, pas comme joueur, que j’aimerais le faire.»

Décidément, Ribeiro a le CH tatoué sur le cœur. Il n’hésite pas à avancer celui qui devrait être le successeur de Claude Julien.

«Si jamais ça ne marche plus avec Claude, je donnerais une chance à Guy Boucher, dit-il. Si un jour ça se produit, j’aimerais devenir son assistant.»

Ribeiro sera de retour à Montréal à la fin de l’été afin de permettre à son fils Noah d’être bien encadré dans le midget AAA. Il veut le voir poursuivre son développement dans un marché de hockey.

«Je lui ai dit que la première règle, c’est de ne pas avoir de blonde avant le repêchage, s’esclaffe-t-il. Ensuite, prends soin de ton corps. J’essaie vraiment de mouler mon jeune.

«J’ai fait des erreurs. Je ne veux pas qu’il les répète.»

Telle sera sa mission s’il réalise son rêve de devenir instructeur.

«Je veux parler à des jeunes de 14, 15-et 16 ans en leur racontant mon expérience. Je veux essayer de faire comprendre aux jeunes que si tu penses à la LNH, ne fais pas le party.

«Il faut que tu essaies de leur parler de ce qui est important dans la vie et les aider à penser différemment.

«Je ne suis pas gêné de leur en parler.»