/sports/huntfish
Navigation

Des réservations annulées, faute de personnel

Des réservations annulées, faute de personnel
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Des pêcheurs qui avaient réservé des forfaits dans le parc national des Grands-Jardins, dans Charlevoix, ont eu la désagréable surprise de voir le projet annulé, la Sépaq n’ayant pas suffisamment de personnel pour répondre à la demande. 

• À lire aussi: Voyage: 19 choses cool et «exotiques» qu’on peut faire aussi au Québec

Selon la Sépaq, ce ne sont pas toutes les réservations de pêche avec hébergement qui ont été annulées aux Grand-Jardins, mais une soixantaine d’entre elles. De plus, les dates de séjour qui étaient encore disponibles ont été bloquées pour le reste de la saison.

Dans le secteur Arthabaska du parc des Grands-Jardins, la Sépaq a fermé pour les mêmes raisons six des 23 unités de prêt-à-camper traditionnel, sept chalets et un des 10 blocs sanitaires.

«Plusieurs lacs généralement réservés à ces pêcheurs en hébergement ont été rendus disponibles en formule de pêche à la journée et deviennent ainsi accessibles à tous. Nous avons offert aux personnes que nous avons pu rejoindre de vive voix d’être replacées ailleurs dans le réseau», a expliqué Simon Boivin, responsable des relations avec les médias de la Sépaq.

Le parc est situé à une trentaine de kilomètres au nord de Baie-Saint-Paul.

Manque de bras

En ces temps où les mesures sanitaires compliquent la tâche aux prestataires de services, la Sépaq parle d’un manque de personnel pour expliquer les annulations.

«Nous sommes toujours en recrutement au parc national des Grands-Jardins où l’enjeu de la main-d’œuvre a été plus important [...] Le recrutement demeure un défi récurrent pour plusieurs acteurs de l’industrie touristique, particulièrement dans un secteur où le bassin de population est plus petit», a ajouté M. Boivin.

«Les mesures sanitaires supplémentaires liées à la COVID-19 augmentent considérablement la charge de travail à réaliser, notamment pour faire les ménages», poursuit M. Boivin, qui n’est pas en mesure de pointer la Prestation canadienne d'urgence comme un facteur contributif au problème.

Postes à combler

Le site internet de la Sépaq fait état d’une centaine d’emplois disponibles, dont quatre pour l’entretien-maintenance au parc des Grands-Jardins.

Selon le site, 34 emplois demeurent à combler au parc du Mont-Tremblant et 26 au Mont-Orford, principalement pour l’entretien-maintenance aussi. Plus près de Québec, une quinzaine de postes divers sont affichés pour la station touristique Duchesnay.

«Outre un nombre très restreint d’activités spécifiquement identifiées comme ne pouvant pas être offertes en raison du contexte de COVID-19, l’offre habituelle est accessible dans les parcs nationaux du Mont-Tremblant et du Mont-Orford», a précisé Simon Boivin. 

Dans son plan pour relancer le tourisme dans la province, le gouvernement québécois a investi en juin 5 M$ afin d'offrir un rabais de 50% sur la carte annuelle Parcs nationaux du Québec - Édition Bonjour Québec. Les 140 000 cartes disponibles ont été vendues en moins de trois jours.

Négociations

Par ailleurs, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a annoncé que les employés de la Sépaq se prononceront d’ici la mi-juillet sur l’entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective survenue la semaine dernière.

Le 30 juin, la cinquantaine de délégués des travailleurs de la Sépaq ont entériné la proposition. En septembre dernier, les employés avaient rejeté à 60% l’entente de principe proposée à l’époque.