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Pire que Les Bougon !

Ronald Weinberg
Photo d'archives Ronald Weinberg

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Chaque semaine, la réalité dépasse la fiction.

Pouvez-vous croire que le bandit à cravate Ronald Weinberg de Cinar, celui-là même qui avec sa femme, feu Micheline Charest, a plagié l’œuvre de Claude Robinson, celui qui a mis sur pied un stratagème de prête-noms et a frauduleusement obtenu des subventions et des crédits d’impôt, celui qui a été trouvé coupable de fraude et condamné à neuf ans de prison, celui qui a fraudé des milliers d’investisseurs qui ont perdu les épargnes de leurs retraites, a osé... demander la PCU ?

  • Écoutez l'entrevue de Sophie Durocher avec Vincent Dessureault à QUB Radio:

Il a demandé ET OBTENU un montant de 2000 $ donné par Fiston Trudeau pour dédommager les gens qui ont perdu leur emploi à cause de la COVID-19 !

Rendu là, ce n’est plus un bandit à cravate, c’est un Bougon de la pire espèce !

IL ÉTAIT UNE FOIS...

Quand j’ai lu l’histoire dans le Montreal Gazette, j’ai pensé que c’était une farce. Si on avait vu ça dans un film, on aurait dit : « Hé ho capitaine ! Le scénariste exagère, ou il en fume du bon ! »

Ronald Weinberg, qui est en libération conditionnelle après avoir purgé un an et demi de sa peine de neuf ans de prison pour fraude, a demandé et reçu la Prestation canadienne d’urgence !

Voici ce que la Commission des libérations conditionnelles lui a écrit : « Étant donné que vous purgez présentement une peine pour des infractions de fraude, vous avez été convoqué à un comité disciplinaire.

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« Dans les jours suivants, vous avez admis que votre demande d’aide financière était questionnable, vu que vous étiez amplement capable de subvenir à vos propres besoins. [...]

« Selon votre équipe de libération conditionnelle, cet événement révèle votre capacité à tromper et manipuler avec votre version des événements. »

Je vous rappelle que Ronald Weinberg a été trouvé coupable de fraude au terme d’un des procès les plus longs de l’histoire du pays : deux ans ! Ça a duré tellement longtemps qu’une jurée a eu le temps de tomber enceinte et d’accoucher !

Quand la sentence a été rendue, voici ce que Catharine MacDonald, une des « victimes » de Weinberg, avait déclaré : « J’ai perdu, avec mon mari, les épargnes d’une vie, 500 000 $. La sentence ne compensera rien, mais on a plus confiance en la justice. »

Voici ce que le juge Pierre Labrie avait déclaré au sujet de Weinberg : « Il a été poussé par la cupidité. La fraude était planifiée, sophistiquée et difficile à détecter. »

BANDIT INC.

Oui, Weinberg a rendu l’argent de la PCU qu’il avait reçu, une fois qu’il a été pris la main dans le plat de bonbons. Mais il n’a pas été puni pour ce geste d’une immoralité totale.

Il faut vraiment qu’un scénariste québécois raconte cette histoire : un bandit qui plagie un créateur, qui détourne des millions dans des comptes « offshore » aux Bahamas, à l’aide de complices et de faux documents, puis qui, une fois libéré, reçoit des chèques d’aide du gouvernement !

Arrêtons de regarder des films américains ou européens sur des arnaqueurs avides et cupides, et faisons un film sur un abuseur compulsif bien de chez nous !

Après Le Loup de Wall Street, « Le Requin de Montréal » ?