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Camara garde espoir après un échec en affaires

L’ex-joueur vedette de l’Impact a dû fermer son centre de soccer dans l’est de Montréal

Hassoun Camara
Photo PIerre-Paul Poulin Partenaires d’affaires, Aboubacar Magassouba et Hassoun Camara photographiés au centre de soccer Le Park, en février 2019.

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L’apprentissage de la vie d’entrepreneur pour l’ancien joueur vedette de l’Impact de Montréal Hassoun Camara n’a pas été de tout repos.

Le joueur d’origine française, qui a pris sa retraite du sport en 2017, a dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité après la fermeture du centre de soccer intérieur qu’il avait lancé, rue Hochelaga à Montréal, a appris notre Bureau d’enquête.

« Ce que les gens voient comme un échec, moi je ne le vois pas en échec. L’échec aurait été de rester dans le centre de soccer », a-t-il confié en entrevue cette semaine.

L’année dernière, en mars 2019, Hassoun Camara avait publié un livre au titre évocateur : Saisir sa chance – Quand le sport rencontre l’entrepreneuriat. Il y confiait son ambition de réussir en affaires.

L’ancien joueur, qui est également analyste à TVA Sports, affirmait d’ailleurs en entrevue lors du lancement du livre que la « peur d’échouer ne doit pas freiner l’entrepreneuriat, au contraire ».

Avec un partenaire, Hassoun Camara a décidé de tenter sa chance en ouvrant Le Park, un centre de soccer intérieur, dans un immeuble situé à l’angle de la rue Hochelaga et du boulevard de l’Assomption, dans l’est de Montréal. L’aventure n’a duré que quelques mois, puisque le centre a dû fermer ses portes au début de l’été 2019.

Selon le dossier d’Hassoun Camara déposé en cour, le projet était grevé de dettes, dont un arriéré de loyer commercial de 160 000 $, ainsi qu’un prêt de 7000 $ de la Banque de développement du Canada.

L’ancien joueur a évité le pire, puisque les créanciers ont accepté la proposition du syndic en insolvabilité dans son dossier, en mars dernier.

Sécurité des enfants

En entrevue cette semaine, il a expliqué qu’il avait choisi de se retirer du centre de soccer en raison de craintes à propos de la sécurité des installations, ce qui a ensuite entraîné la fermeture du projet.

« J’ai préféré sortir de là et assumer les conséquences », a-t-il affirmé.

Il explique que le but du centre était de permettre aux enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve, où il a habité cinq ans, de jouer au soccer.

« [Mais] les mesures sécuritaires [pour les enfants] n’étaient pas réunies dans ce local », souligne-t-il, convaincu d’avoir pris la bonne décision.

Projet en restauration

Ces difficultés ne l’empêcheront pas de continuer en affaires. 

Il projette d’ouvrir un restaurant à Montréal dans les prochains mois, une fois que les effets de la crise de la COVID-19 se seront atténués.

Il possède déjà deux restaurants spécialisés en mets africains à Paris, sous la bannière Osè African Cuisine. 

Il veut reprendre le même concept, c’est-à-dire des plats à composer soi-même, et l’utiliser à Montréal.

-Avec la collaboration de Philippe Langlois