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Ghislaine Maxwell est en «danger»

Ghislaine Maxwell est en «danger»
Photo d'archives, AFP

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L’ex-collaboratrice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, est en «danger», selon ses amis. 

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«Je suis absolument inquiet pour sa sécurité», a déclaré Christopher Mason, animateur de télévision et journaliste, qui connaît Ghislaine Maxwell depuis les années 1980.

«Est-ce que je pense [qu'elle] est en danger? Oui», a-t-il confié au New York Post

L’ex-compagne d’Epstein a été arrêtée jeudi aux États-Unis et inculpée de trafic de mineures et est accusée d'avoir recruté des jeunes filles victimes d'abus sexuels commis par le financier new-yorkais.

La fille de l'ex-magnat britannique Robert Maxwell, 58 ans, a été interpellée jeudi matin dans la ville de Bradford, dans le New Hampshire, près d'un an après le suicide en prison du millionnaire. Son arrestation constitue un rebondissement spectaculaire dans ce scandale qui touche à la jet set et à la famille royale britannique, en raison des liens entre M. Epstein et le prince Andrew. 

Elle devait être transférée dans la foulée dans une prison de New York, en attendant la suite des audiences.

Selon Christopher Mason, la justice serait ouverte à une possibilité de coopération avec Ghislaine Maxwell. «D'une certaine manière, je ne peux pas imaginer qu'elle dénonce le prince Andrew, mais si elle fait face à une peine d'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle, cela pourrait être tentant. Elle, de toutes ces personnes, savait qui dormait avec qui et [quelle jeune fille] était affectée à qui», a ajouté l’ami de longue date de Ghislaine Maxwell.

Selon un autre ami de Maxwell, qui a préféré témoigner de façon anonyme, le prince Andrew doit être terrorisé.

«Je ne peux même pas vous dire à quel point le prince Andrew était impliqué dans tout ça», a-t-il confié au New York Post.

Depuis que Jeffrey Epstein s'est pendu dans une prison de Manhattan en août 2019, à l'âge de 66 ans, Ghislaine Maxwell figurait en tête de liste des complices présumés dans l'enquête que la justice avait promis aux victimes présumées de poursuivre.

Christopher Mason croit que Ghislaine Maxwell a accès à des vidéos compromettantes. «Je suis certain qu’elle a accès à ces vidéos», a-t-il assuré au New York Post. «Beaucoup de personnes très puissantes vont être plus qu’inquiètes. J’espère qu’elle ne finira pas comme Epstein. Je suis inquiet pour elle. Je pense qu’elle est en danger. Il est y a trop de gens influents pour qu’elle puisse parler», a soutenu M. Mason.

Ghislaine Maxwell devra répondre de six chefs d'inculpation pour avoir «aidé, facilité et contribué aux agressions sur mineures de Jeffrey Epstein», de 1994 à 1997. Soit plusieurs années avant les faits pour lesquels Jeffrey Epstein avait lui été inculpé en juillet 2019, qui dataient du début des années 2000.

Elle est aussi accusée d'«avoir menti de façon répétée» lors d'un témoignage sous serment dans le cadre d'un procès au civil en 2016. 

L'acte d'accusation cite trois victimes présumées, identifiées uniquement par des numéros, toutes mineures à l'époque des faits: il indique qu'elles ont été amenées par Ghislaine Maxwell dans les résidences du financier à Manhattan, en Floride, au Nouveau-Mexique, ainsi que dans la résidence de Mme Maxwell à Londres, avant d'être agressées sexuellement.  

Ghislaine Maxwell «se liait avec ces filles, en leur posant des questions sur leur vie», et «en les invitant au cinéma ou à faire des emplettes», a souligné la procureure fédérale de Manhattan Audrey Strauss lors d'un rare point presse avec présence physique des journalistes.

Elle «normalisait» l'obligation qui leur était faite d'avoir un rapport sexuel avec lui, en se déshabillant devant elles et en participant à des massages sexuels, a-t-elle ajouté, saluant le «courage» des femmes ayant accepté de témoigner «des décennies après» les agressions présumées.  

Plusieurs des chefs d'inculpation, notamment pour incitation à des actes sexuels illégaux, pourraient valoir à cette habituée des soirées mondaines la prison à vie en cas de condamnation.