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Les mariés de la pandémie: ils doivent renoncer à une noce de 300 convives

Journaliste
Photo courtoisie Pauline Albisetti et Étienne Couture, de Québec, tenaient à s’unir dans les liens sacrés du mariage même si pour y parvenir, ils ont dû renoncer à une noce grandiose qui devait accueillir à l’origine quelque 300 convives.

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Un jeune couple de Québec qui tenait à s’unir dans les liens sacrés du mariage doit renoncer à une noce grandiose devant accueillir à l’origine quelque 300 convives.

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Pauline Albisetti et Étienne Couture devaient se dire «oui» le 29 août, à l’église Saint-Thomas-d’Aquin, à Québec, après quoi les fiancés entendaient célébrer leur union sur un grand terrain, à l’île d’Orléans.

Pas moins de 300 personnes figuraient sur la liste des invités. C’est que les futurs mariés sont tous deux issus de familles nombreuses : ils sont chacun les aînés de huit enfants ! Qui plus est, Pauline Albisetti a plusieurs amis et parents qui résident en France.

Coronavirus oblige, ce plan ne pourra visiblement pas se concrétiser. Mais les fiancés âgés de 27 ans, qui n’habitent pas sous le même toit, tenaient à aller de l’avant. 

«On est passés par toutes sortes d’émotions, mais on ne regrette vraiment pas notre choix. Pour nous, le sacrement est plus important que la fête. On se marie pareil», assure Mme Albisetti, qui ne cache toutefois pas sa déception face à la situation.

Plusieurs scénarios

Reste à voir maintenant ce que la santé publique permettra, au moment de l’union.

Le couple envisage divers scénarios. Dans le meilleur des mondes, il aimerait pouvoir réunir une centaine d’invités à l’île d’Orléans.

Si cela est impossible, ils se rabattront sur une noce plus intime avec une poignée de leurs proches, dans leur chalet privé. 

«On attend de voir. Les trucs ouvrent à nouveau, les rassemblements sont permis. On se donne encore quelques semaines avant de prendre une décision. En ce moment, nous sommes dans le flou complet, il est très difficile de s'organiser», plaide-t-elle.

Chose certaine, la cérémonie à l’église sera retransmise en direct par vidéo, pour permettre aux amis et membres de la famille absents – autant au Québec qu’en France – de partager ce moment spécial avec eux.

Pas de deuxième fête

Contrairement à bien des couples qui ont décidé de s’unir en toute intimité pendant la pandémie pour mieux célébrer plus tard, Pauline Albisetti et Étienne Couture n’entendent pas organiser un autre rassemblement à la fin de la crise.

«On va sûrement avoir une occasion de célébrer, par exemple si on achète une maison. On trouvera un moment pour rassembler nos familles et nos amis. Mais ça ne sera pas un mariage 2.0», explique-t-elle.