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Les mariés de la pandémie: le choix de l’amour, en formule intime à l’église

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Des couples bien décidés à s’unir devant Dieu durant la pandémie étaient prêts à le faire en présence d’à peine cinq personnes pour ne pas reporter le moment de leur mariage.

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Les lieux de culte n’ont pas échappé aux mesures sanitaires imposées par la santé publique.

Fermés dès la mi-mars, ils ont pu entamer leur déconfinement progressif que le 22 juin, alors que les rassemblements de 50 personnes ont été autorisés à l’intérieur des églises, des mosquées et des synagogues. 

Sans surprise, l’Église catholique a vu la grande majorité de ses mariages être reportés à l’année prochaine.

Mais quelques amoureux qui tenaient tout de même à s’unir ont pu le faire durant la crise, le Directeur de l’état civil ayant classé cette célébration comme étant un «service prioritaire».

Forme «canonique»

Les fiancés devaient toutefois se dire «oui» sous la forme «canonique», c’est-à-dire en présence uniquement des mariés, de deux témoins et du prêtre célébrant.

«C’est le minimum permis par l’Église. C’est ce qui est requis pour qu’un mariage puisse être célébré», expose le père Brice Petitjean, de la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin, à Québec.

«Quelques mariages» se sont ainsi tenus sous cette formule durant la crise, dont trois dans la métropole, confirme le prêtre Francesco Giordano, de l’Archidiocèse catholique romain de Montréal.

«La décision de procéder avec la célébration de ces mariages dépendait beaucoup de la volonté du couple, malgré les conditions contraignantes», exprime-t-il.

Un «vrai sacrifice»

Ces conditions contraignantes ont souvent poussé des fiancés à faire des choix déchirants.

Le prêtre Petitjean cite en exemple un couple de Québec, issu de deux familles nombreuses, qu’il a marié le 20 juin devant une poignée d’invités.

«Ça a été un vrai sacrifice pour eux. Ils ont dû sélectionner les invités, ils n’ont pas pu faire le party après comme ils voulaient. Ils ont fait le choix de l’amour. Ça a été un moment très heureux avec ceux qui étaient là, mais c’était éprouvant», commente-t-il.

Jamais, malgré la crise, il n’avait été question pour ce couple de reporter le moment de leur union.

«Ils étaient prêts. Ils ont fait une démarche de foi depuis de nombreux mois. Pour eux, c’était important que ça puisse avoir lieu cette année. Ils ne souhaitaient pas attendre plus longtemps», résume le père Petitjean.