/news/coronavirus
Navigation

Les mariés de la pandémie: se retrouver 26 ans plus tard

Journaliste
Photo courtoisie Marie-Josée Jean et Dave Vigneault rigolent déjà en imaginant la photo officielle du mariage. « Tout le monde à deux mètres de distance, j’ai hâte de voir ce que ça va donner ! » pouffe la future mariée.

Coup d'oeil sur cet article

Séparés l’un de l’autre durant plus de 26 ans, un couple de la Mauricie n’allait certainement pas laisser la COVID-19 les empêcher de réaliser leur rêve et de se marier au Château Frontenac cet été.

• À lire aussi: Un défi pour les couples et l’industrie

Originaire de la Côte-Nord, Marie-Josée Jean est en secondaire 5 lorsqu’elle rencontre Dave Vigneault à Matane, au début des années 1990. «Ça a été un premier coup de foudre», assure Mme Jean. 

L’union sera cependant brève : Dave étudie à l’extérieur de la ville et la distance complique la relation. Les amoureux se séparent au bout de huit mois. 

Pas moins de 26 années ont passé. Marie-Josée Jean a été mariée pendant 12 ans, puis a eu une autre relation qui a duré 14 ans. De son côté, Dave a eu trois enfants avec une femme, avec qui il a passé plus de 20 ans.

La chimie opère

Il faudra attendre à la fin de l’année 2015, alors que le frère de Mme Jean décède, pour que le duo reprenne contact. La chimie opère rapidement.

Au fil des mois, Marie-Josée Jean, qui enseignait à Montréal, et Dave Vigneault, qui travaillait en Mauricie, prennent plaisir à se revoir, malgré la distance qui les séparait.

«C’était un deuxième coup de foudre», assure Mme Jean, qui a quitté Montréal en 2018 pour rejoindre son conjoint.

Un mariage de princesse

Dave a fait la grande demande le 25 décembre dernier. Les amoureux décident de se marier rapidement, lors d’une cérémonie intime au Salon rose du Château Frontenac. 

«J’ai peur de voyager. Je n’irai jamais en Allemagne ou en Autriche, mais j’aime les châteaux. Je voulais un vrai mariage. Un beau mariage. Un mariage de princesse», confie-t-elle en rigolant.

La pandémie a évidemment bousculé les plans. Jusqu’à tout récemment, le couple ne pouvait accueillir qu’une portion des 22 personnes qui devaient assister au mariage étant donné les mesures en vigueur.

Avec les nouvelles règles pour les rassemblements, les fiancés ont finalement droit à tous leurs convives. 

«Mais sans hésitation, on le faisait. Le 20 juillet, à 16 h, on se mariait. C’était ça», plaide Mme Jean.

«On avait des billets pour le Festival d’été, on avait deux belles semaines de vacances en juillet, on aime beaucoup les spectacles et la COVID a tout fait tomber. On ne voulait pas annuler le mariage en plus», renchérit son fiancé.