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Une période difficile pour les itinérants

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Les derniers mois ont été très difficiles pour plusieurs personnes vulnérables, notamment en raison de la pandémie de COVID-19. 

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Si bien qu’on constate une augmentation des abris de fortune dans la ville de Québec.

Parmi les personnes touchées, il y a Steve, qui habite justement un des abris de fortune.

En mode survie, les derniers mois ont été très difficiles, avoue-t-il.

«Personne ne veut nous approcher. On n'a plus d'argent non plus, plus de canettes pour se ramasser de l'argent pour manger parce que ça nous coûte 75 cents pour manger. Des places, c'est 1 piastre, 1 piastre et demie», indique Steve.

Malgré tout, il est reconnaissant envers le «bon monde quand même qui [lui] laisse du manger quand même sur le trottoir».

Mais malheureusement, Steve n'est pas seul.

Les travailleurs de rue ont remarqué une augmentation des personnes en situation d'itinérance depuis le début de la pandémie.

«Moi, j'ai rarement vu une telle situation. Ce qui est nouveau, c'est les éléments précipitants, les besoins de base ont éclaté. C'est comme si ça avait fait puissance 10 depuis le temps de la crise», s’exclame Mario Gagnon, directeur général du Point des repères.

Les besoins sont donc grandissants et les ressources sont débordées.

«De l'eau, des points pour que les gens puissent aller faire leurs besoins, entre autres, les campements. Il y a beaucoup de gens qui se retrouvent, à l'heure actuelle, en situation de vulnérabilité, où les besoins de base sont là. On s'est mis à distribuer de la nourriture de façon importante, ce qu'on ne faisait pas avant», raconte M. Gagnon.

Pour les itinérants, difficile de se trouver un toit, les refuges étant pleins.

«Oui, mais il y a pas de place», répond Steve quand on lui demande s’il fréquente Lauberivière parfois.

Le directeur du refuge, Éric Boulay, confirme que l’établissement est «pratiquement toujours à 100%».

La rue devient donc la seule option et les campements ne sons pas nécessairement les bienvenus.

«Comme là, ils nous tolèrent un peu, mais on fait pas de bruit non plus; on fait rien que dormir. Aussitôt qu'on fait du bruit ou que la police vient une fois, c'est sûr qu'ils vont nous expulser. Ils vont tout briser. Ils me laissent rien ramasser» déplore Steve.

Pour répondre à la demande, Lauberivière rouvrira 15 lits supplémentaires dès lundi. Ils seront disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Ce sera donc la première ressource d'hébergement de jour dans la région de Québec.