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Recours collectif intenté contre les Sœurs Grises

Un homme aurait été victime d’agressions sexuelles

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Après les Sœurs de la Charité de Québec et le mont d’Youville, c’est au tour des Sœurs Grises de Montréal et de la Crèche d’Youville d’être visées par une demande de recours collectif intenté par un homme qui aurait été victime de graves abus physiques et sexuels.

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À la fin des années 60, le demandeur était à peine âgé de 3 ans lorsque sa sœur et lui ont été confiés à la Crèche après que leurs parents se soient séparés. 

Selon ce que l’on peut lire dans la demande d’autorisation déposée devant le tribunal, les enfants de la Crèche étaient alors « battus à coup de ceinture » s’ils étaient encore éveillés après le couvre-feu et le requérant a parfois été forcé de manger « jusqu’à ce qu’il vomisse ». 

Sévices psychologiques

Le document fait également état de multiples sévices psychologiques utilisés par les religieuses pour obtenir obéissance. 

« Les religieuses de la Crèche répétaient fréquemment aux enfants qu’ils étaient des enfants du démon, parce qu’ils avaient été conçus dans le péché, qu’ils méritaient d’aller en enfer, qu’ils étaient des enfants abandonnés, que leurs parents ne les aimaient pas et qu’ils ne méritaient pas de vivre », peut-on lire dans la demande d’autorisation d’exercer un recours collectif. 

Au surplus, certains enfants auraient été « confiés » tous les dimanches à un prêtre qui venait les chercher en voiture pour la messe.

Abus sexuels 

Selon ce que l’on peut lire dans le document de Cour, ce prêtre aurait agressé sexuellement de jeunes garçons, dont le demandeur, qui n’a réalisé que beaucoup plus tard que l’homme de Dieu s’adonnait sur lui à la masturbation.

Les fillettes n’auraient pas été laissées pour compte puisqu’une plaignante a raconté que « des religieuses venaient la chercher le soir dans son lit au dortoir, l’amenaient dans la chambre d’une religieuse, l’étendaient dans leur lit et se livraient à des attouchements sexuels sur elle ». 

Bien que le nombre de victimes soit inconnu pour l’instant, le requérant a rappelé dans sa demande que 78 200 enfants ont fréquenté la Crèche située sur la Côte-de-Liesse à Montréal entre 1925 et 1972. 

Il est donc possible de croire qu’une action collective pourrait encourager de nombreuses présumées victimes à lever la main pour se prévaloir de leur droit.