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COVID-19 : crainte de nouveaux cas dans le Bas-Saint-Laurent

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Ce ne sont pas les touristes qui font craindre une explosion de cas de COVID-19 dans le Bas-Saint-Laurent, mais plutôt les comportements de certains jeunes adultes. 

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Comme plusieurs de ses collègues de la province, le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent constate que les bars sont très populaires depuis leur réouverture et que les partys privés sont aussi revenus à la mode. Et ce qui préoccupe le Dr Sylvain Leduc, c'est que les règles de distanciation physique sont loin d'y être respectées.

Pourtant, rappelle le Dr Leduc, il ne faut qu'un cas positif dans un grand rassemblement de personnes pour que le virus se répande comme une traînée de poudre. Et comme les jeunes adultes ne prennent pas tous la menace au sérieux, encore plus dans les régions comme le Bas-Saint-Laurent où le nombre de cas demeure très limité, il y a de quoi être inquiet affirme le directeur régional de la Santé publique.

Québec devrait d'ailleurs annoncer de nouvelles mesures ce jeudi, spécifiquement pour les jeunes adultes. Les heures d'ouverture des bars pourraient par exemple être réduites. Chose certaine, tout risque de se jouer d'ici deux à trois semaines selon les autorités de la santé publique.

«Nous répétons en ce moment nos mêmes messages mais force est de constater que dès la première tournée de shooters, les gens les oublient. Et le problème, c'est que les jeunes ne sont pas juste en contact entre eux. Ils sortent le soir mais le jour, ils travaillent dans les restaurants, dans les épiceries, dans les commerces que tout le monde fréquente. Ils travaillent aussi comme moniteurs de terrains de jeux ou de camps de vacances pour enfants, donc ils sont partout», a expliqué le Dr Sylvain Leduc.

Autrement, ce dernier constate que le port du couvre-visage est loin d'être répandu dans le Bas-Saint-Laurent. À son avis, il s'agit pourtant d'une mesure efficace pour contrôler le virus, notamment dans les lieux publics intérieurs comme les commerces. Le Dr Leduc aimerait que la mesure soit étendue à toute la province, pas seulement Montréal où elle sera obligatoire à compter du 27 juillet. «Le problème de l'implanter seulement dans une ville ou deux villes au Québec, c'est qu'à un moment donné, les gens finissent par se poser la question c'est quoi la réglementation. C'est beaucoup plus facile quand on uniformise ce genre de mesures-là», affirme-t-il.

Par ailleurs, le Dr Leduc confirme que depuis la mi-mars, 12 000 tests de dépistage ont été réalisés dans le Bas-Saint-Laurent. À ce jour, seulement 61 se sont avérés positifs.