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Legault et le tramway

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Ébranlé par la sortie du premier ministre Legault qui a hésité à appuyer la nouvelle mouture du tramway la semaine passée, le maire Labeaume n’aurait pourtant pas dû s’en étonner.

Avec le retrait du tracé de trambus qui sillonnait la ville sur 15 kilomètres et qui constituait l’un des éléments majeurs du réseau structurant avec le tramway, on peut comprendre le scepticisme de François Legault. 

La Ville a présenté dès le départ le trambus comme un élément incontournable du projet. Après en avoir vanté les mérites, le maire ne pouvait pas s’imaginer le passer à la trappe sans causer la surprise. 

Une voie dédiée, qui permettait au trambus de circuler en voie propre, n’a certainement pas le même impact en termes d’attractivité que des voies réservées. Celles-ci doivent en effet partager la chaussée avec les autres véhicules.

Attirer les usagers

Or, l’important, avec un projet de transport structurant, ce n’est pas seulement d’entrer dans un budget, comme c’était le cas avec l’amphithéâtre.

L’objectif consiste à attirer le plus d’usagers possible en étant attrayant, confortable et rapide, afin d’améliorer la fluidité de la circulation.

Il est surprenant d’apprendre qu’on ne perd que 1,6 % d’augmentation d’achalandage en retirant le trambus.

Pourquoi dans ce cas l’avoir inclus dans le projet initial s’il présentait aussi peu d’impact sur l’achalandage et s’avérait aussi coûteux ? Pourquoi l’avoir conservé en 2018 ? 

Le maintien du trambus laisse croire à une certaine improvisation qui n’a pas sa place dans un projet d’une telle envergure, et dont les plans sont aussi avancés. 

Toujours primordial

Finalement, le maire a raison de dire que l’important, c’est de construire la colonne vertébrale du projet de réseau structurant, soit le tramway, qui doit desservir les pôles les plus achalandés.

Québec doit entrer dans la modernité, comme l’ont fait toutes les villes canadiennes de 500 000 habitants et plus au cours des dernières années. 

Un projet d’une telle envergure s’effectue d’ailleurs par phases partout ailleurs. Il n’est donc jamais parfait ni parfaitement déployé sur tout le territoire dans un premier temps.

Il n’en est pas moins primordial pour l’avenir et le développement de la région de Québec. Et ça non plus, il ne faut pas l’oublier.