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Zoo de Falardeau: réouverture malgré des allégations de cruauté animale

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Quatre mois après avoir été la cible de graves allégations de cruauté animale de la part d'ex-employés, le Zoo de Falardeau, au Saguenay, rouvre ses portes, après avoir été fermé à cause de la pandémie.

Plusieurs mesures sanitaires ont été mises en place pour assurer la sécurité des visiteurs, mais aussi des animaux.

Le site a même ajouté deux nouvelles girafes à sa collection d’animaux.

Dora, une femelle de 9 mois, et Diego, un mâle de 5 mois, sont les nouvelles vedettes du Zoo de Falardeau.

Les bébés girafes ont fait leur entrée sur le site le 20 juin dernier.

«Elles s'adaptent bien, assure la gardienne des animaux sauvages du site, Rebecca Gagnon. La femelle a été nourrie au biberon donc elle est moins craintive et je peux l'approcher sans problème. Le mâle, lui, a été élevé par sa mère donc on voit qu'il est plus distant. Je ne suis pas capable de l'approcher, mais on travaille là-dessus».

Une professionnelle en comportement animal s'est récemment invitée au Zoo de Falardeau.

Pendant trois jours, elle a donné plusieurs conseils à la jeune gardienne.

Pas les premières girafes

Le Zoo de Falardeau a déjà possédé une girafe.

Scott est mort le 10 mars 2019 à l'âge de 7 ans.

L'animal aurait succombé à une maladie génétique qui s'attaque au coeur, selon le rapport de nécropsie dont TVA Nouvelles avait obtenu copie.

Aujourd'hui, le Zoo tente à nouveau sa chance avec ces deux girafons.

«Il y a pas beaucoup de gens dans la population qui vont traverser en Afrique pour aller voir ces animaux-là, explique le propriétaire du site, Daniel Gagnon. Nous, on veut leur donner cette possibilité-là ici et en même temps, faire de l'éducation.»

L'habitat d'hiver des girafes a fait l'objet d'importants travaux.

Les systèmes de ventilation et de chauffage ont été remplacés.

Une cage de contention a aussi été achetée.

«Cette cage-là, qui est mobile, nous permet de leur donner tous les soins dont elles ont besoin. Il y a même des coussins à l'intérieur pour s'assurer qu'elle ne se fasse pas mal lors des interventions», mentionne M. Gagnon.

Mesures sanitaires

Parmi les changements apportés sur le site pour respecter les mesures sanitaires, il est maintenant interdit aux visiteurs de caresser les bébés de la pouponnière du zoo.

«Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas les montrer. Les employés vont les mettre sur une table et les visiteurs vont pouvoir les observer, mais malheureusement, pour l'instant, ils ne pourront pas les toucher», souligne Daniel Gagnon, qui indique que la plupart des visiteurs comprennent l’importance de ces mesures.

Le bâtiment d'accueil a lui aussi été adapté au contexte de la pandémie.

«On a refait l'ensemble de la fenestration du bâtiment en plus d'ajouter six portes, indique M. Gagnon. Ce qu'on veut, c'est qu'il n'y ait pas d'attroupements et que les gens ne se rencontrent pas non plus dans les sentiers.»

Les visites de groupe sont d'ailleurs proscrites pour le moment.

Par ailleurs, l'enquête sur les allégations de cruauté animale menée par la Sûreté du Québec n'est toujours pas complétée.

«M. Gagnon va se montrer disponible à rencontrer les enquêteurs au dossier lorsque ce sera le temps parce qu'il est très à l'aise avec les réponses qu'il aura à donner», assure l'avocat du zoo, Me Dominic Bouchard.

Selon ce dernier, la crise de la COVID-19 a retardé le travail des enquêteurs au dossier.