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BAPE sur le tramway: le bureau de projet demande la confidentialité pour deux documents

BAPE sur le tramway: le bureau de projet demande la confidentialité pour deux documents
Photo courtoisie Ville de Québec

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Au cours des prochaines heures, le bureau de projet du réseau structurant s’est engagé à déposer au BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) «sous pli confidentiel» le dossier d’affaires du mégaprojet ainsi que la carte détaillée des acquisitions de lots.

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C’est ce que Daniel Genest a confirmé, mercredi après-midi, au début de la troisième journée des travaux du BAPE.

Une fois les documents déposés, le BAPE décidera s’il accepte ces demandes de confidentialité ou bien s’il rend ces données sensibles publiques.

Débat sur le coût du tunnel

Par ailleurs, le coût précis de la construction du tunnel, qui doit relier la basse-ville à la haute-ville, a donné lieu à un échange plutôt particulier ce mercredi après-midi.

Rappelant que le coût du tramway – pièce maîtresse du réseau structurant – a grimpé à 3,1 G$ lors de la dernière mise à jour du mégaprojet, Corinne Gendron, présidente de la commission d’enquête du BAPE, a demandé si le coût du tunnel représente toujours 30% du projet, soit près de 1G$. «Non», a brièvement répondu M. Genest en refusant de donner des détails.  

Cette courte réplique peut sembler étrange dans la mesure où la Ville a elle-même révélé, la semaine dernière, qu’il en coûtera 358 M$ par kilomètre de tunnel. Une simple multiplication montre qu’une version courte du tunnel (2,1 km) coûterait 751 M$ et une version longue (2,6 km) coûterait 931 M$.

Étude à actualiser

En fin d’après-midi, la présidente Gendron a exigé que le bureau de projet produise une mise à jour de l’étude d’impact sur les déplacements du Réseau de transport de la Capitale (RTC) en tenant compte des dernières mises à jour du mégaprojet. 

Daniel Genest a répondu que l’abandon du trambus et son remplacement par un Métrobus ne causera qu’un «impact inférieur à 2% sur l’ensemble de l’achalandage du réseau». M. Genest a promis de déposer, la semaine prochaine, «une note technique qui va venir expliquer [notre] position». Par contre, la production d’une étude d’achalandage actualisée nécessiterait six à neuf mois de travail, a-t-il fait valoir. 

Marly et le mégahôpital non desservis

Mercredi, les questions des citoyens et des commissaires ont essentiellement porté sur le tracé du tramway. Plusieurs interrogations avaient trait au fait que le tramway ne desservira ni Revenu Québec (édifice Marly, à la Pointe-de-Sainte-Foy) ni le mégahôpital de l’Enfant-Jésus (dont les travaux doivent se terminer en 2025).

Luc Richard, directeur exécutif et chef de l’exploitation du RTC, a évoqué la situation pour les 4500 employés de Marly. «Il y a des adaptations qu’on veut faire au réseau de transport des bus pour améliorer la situation suite à la mise en place du tramway», a-t-il mentionné sans donner beaucoup de détails.

Cela dit, M. Richard a assuré «qu’il n’y a pas de pertes [de service] par rapport à aujourd’hui [...]. En contrepartie, si on avait mis un tramway qui se rendait jusqu’à Marly, il y aurait eu des pertes pour ces gens-là [qui n’habitent pas sur le corridor du tramway]. Ça fait drôle à dire. Pourquoi il y aurait eu des pertes? Parce que ça aurait induit d’autres correspondances».

Pour le mégahôpital de l’Enfant-Jésus, Benoît Carrier, directeur de division au bureau de projet, a répété que le but est de mettre «le bon mode au bon endroit».