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Le temps sec donne des maux de tête aux agriculteurs

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SAGUENAY | Inquiétude dans le milieu de l'agriculture: le temps sec cause des problèmes dans la production du fourrage cet été.

Aujourd'hui, le problème est tellement grave et répandu au Québec que l'Union des producteurs agricoles (UPA) serait sur le point de former une cellule de crise.

Les canicules s’accumulent et la pluie se fait rare, des conditions climatiques atroces pour les agriculteurs

«Les producteurs sont en manque de fourrage pour passer l'hiver, c'est très préoccupant», a dit mercredi à TVA Nouvelles Mario Théberge, président de la Fédération de l'UPA du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La sécheresse qui perdure depuis les derniers jours affecte directement la récolte du foin, la pénurie pourrait même pousser des agriculteurs à vendre certaines de leurs bêtes.

«L’inventaire commence à diminuer, par exemple il y a trois ans, j’avais environ 1500 balles rondes, et là il me reste 300 balles, quand tu as 200 vaches, 300 balles c’est un court inventaire», a mentionné Jean-Thomas Maltais, copropriétaire de la Ferme CJM Maltais.

La problématique est telle qu’une cellule de crise pourrait bien voir le jour prochainement.

«En tant que fédération régionale, nous ne transigeons pas de foin, nous mettrons seulement les producteurs en contact pour qu’il y ait des transactions entre eux, donc on sert de lien pour communiquer», a expliqué Mario Théberge.

Les agriculteurs qui n’ont donc pas assez de foin pourront se tourner vers leurs confrères.

«C’est une bonne idée, une banque de noms pour faciliter la recherche du foin, c’est un casse-tête de moins déjà qu’avec dame nature, elle n’est pas évidente», a indiqué Gilles Brassard, un agriculteur de la région.

Cependant, le foin vendu sur le marché pourrait être plus dispendieux étant donné la pénurie.

«Dans l’économie, un bien qui est rare et qui connait une forte demande va augmenter en valeur monétaire», a expliqué le président.

«Ça coûte 40 $ normalement pour une balle et là certains vendent ça 85 $ la balle, ce n’est pas rentable pour moi», a exposé Jean-Thomas Maltais.

Actuellement, le Bas-Saint-Laurent, la Montérégie, l'Estrie et le Centre-du-Québec sont les territoires les plus affectés.

«Ils vont perdre des joueurs», a exprimé M. Théberge.