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COVID-19: le masque pour protéger les régions

Sonia Lebel
Photo Amélie St-Yves

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TROIS-RIVIÈRES | Le port du couvre-visage en public pendant les vacances de la construction pourrait avoir un impact déterminant sur la santé des régions où la COVID-19 est en perte de vitesse, affirment des élus.  

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La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, croit que le masque doit devenir central à l’élaboration d’une stratégie pour éventuellement faire face à une deuxième vague de COVID-19. 

«Personne ne veut reconfiner le Québec. Notre économie ne pourrait pas le supporter, et je pense que le masque doit devenir un réflexe pour les gens», a-t-elle mentionné, en marge d’un point de presse tenu à Trois-Rivières jeudi. 

Elle dresse un parallèle entre les vacances de la construction et la semaine de relâche en mars dernier, qui a précédé l’éclosion de la pandémie au Québec. 

«Ce n’est pas de dire: «Je n’ai pas de cas chez nous». C’est de dire: «Moi, je ne veux pas contaminer les autres. Je ne sais pas si je suis contaminé et je veux être capable de circuler à travers le Québec», a-t-elle poursuivi. 

Rappelons que le gouvernement songe sérieusement à imposer le port du masque dans les endroits publics intérieurs pour tout le Québec, à temps pour les vacances de la construction. 

Le ministre du Travail, Jean Boulet, s’en remettra à la santé publique, mais ne cache pas croire qu’il sera important de se couvrir le visage pendant cette période cruciale de deux semaines. 

«Les gens vont rester au Québec, vont visiter les attraits touristiques de chacune des régions. Le masque est certainement un atout qui doit être considéré pour assurer la protection de la population et respecter l’impératif de santé publique», a-t-il souligné. 

Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche
Photo Amélie St-Yves
Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche

Santé économique

Également présent, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, a mentionné être satisfait que le gouvernement prenne la décision en main et ne s’en remette pas aux villes. Rappelons que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a précédé la santé publique et annoncé, lundi, que le masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du 27 juillet. 

Le maire de Trois-Rivières estime, lui aussi, que ce moyen de protection pourrait limiter le nombre de nouvelles contaminations en région cet automne. 

«Je pense que c’est le but de la chose. Le défi qu’on a en ce moment, c’est de combiner santé physique, santé mentale et santé économique. Il faut toujours trouver le juste équilibre. D’obliger le port du masque pendant une certaine période, notamment [les vacances de la construction], c’est un peu permettre de conserver une certaine santé mentale et économique», a-t-il mentionné. 

Ceci étant dit, il considère qu’il ne serait ni plaisant ni simple d’imposer le port du masque à tout le monde dans les endroits publics. 

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