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Dare To Care: «On m’a dit de me taire si on me posait des questions»

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Un climat malsain et des employés qui devaient se taire sur les agissements de Bernard Adamus. C’était l’ambiance qui régnait chez Dare To Care, selon une employée actuelle et une ancienne gérante.

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À l’emploi de Dare To Care depuis 2011, Claudie Jalbert s’est fait dire en 2017 par des gens de la compagnie de garder le silence si on lui posait des questions sur ce que Bernard Adamus avait fait dans le passé.

« Le mot d’ordre était de se taire, mentionne-t-elle en entrevue au Journal. On se faisait dire que si on nous posait des questions, il valait mieux ne pas répondre. Mais de toute façon, pour vrai, je n’aurais même pas su quoi dire. »

Celle qui a commencé chez DTC en faisant les relations de presse et la promo radio pour Cœur de pirate indique qu’elle était « jeune et naïve » à son arrivée dans la compagnie.

« J’étais au début de la vingtaine et je me retrouvais avec des artistes que je trouvais tellement bons, dit-elle. Quand tout ça est arrivé avec Bernard, j’étais déjà retournée aux études à temps plein et je travaillais seulement pour Dare à temps partiel. C’est ce que je fais toujours aujourd’hui. »

« Je n’en avais pas vu l’ampleur »

Quand le mouvement #MoiAussi a éclaté en 2017, Claudie Jalbert a su que des employés de DTC craignaient que les agissements de Bernard Adamus soient étalés au grand jour. 

« On ne m’avait parlé que d’une histoire qui aurait été réglée entre Bernard et la fille, dit-elle. C’est hier [mercredi] que j’ai su qu’il y avait d’autres histoires. Je n’avais pas vu l’ampleur [de la situation]. »

« Des gens m’ont écrit cette semaine pour me dire des affaires sur Éli [Bissonnette, le président de DTC], poursuit-elle. C’est comme si je ne le connaissais pas. Je suis sur le cul en ce moment. Ça fait plus de huit ans que je me donne corps et âme... [...] Je n’aurais jamais vanté autant une boîte si j’avais su tout ça. Jamais, jamais. C’est tellement hors de mes principes. »

Sur Instagram, l’ancienne coordonnatrice à la gérance pour Cœur de pirate et Les sœurs Boulay de 2013 à 2017, Audrey Canuel, n’a pas été tendre envers Éli Bissonnette.

« Tu as fait de ma vie un enfer pendant des années, à exercer une emprise malsaine sur moi, à me texter à des heures impossibles des choses très limites pour une relation employée-patron, à utiliser ma passion pour mon travail pour arriver à tes fins », a-t-elle écrit. 

« J’avais confiance en toi, j’étais tellement fière de travailler pour toi, je te voyais comme un modèle, et j’ai quitté ton entreprise en mille miettes », a-t-elle poursuivi.

Travaillant maintenant chez l’Agence Canuel, Audrey Canuel a signifié au Journal qu’elle n’était pas prête à parler davantage.