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Football universitaire : les finissants privés de leur dernière année

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Pour une rare fois, U Sports a réussi à faire l’unanimité.

En refusant d’accorder une dérogation permettant aux joueurs de 25 ans de jouer en 2021, U Sports s’est attiré les foudres de tous les intervenants du milieu du football. 

Compte tenu de la pandémie qui a mené à l’annulation hâtive de la saison dans trois des quatre conférences, sauf le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), on pouvait anticiper que les finissants de 2020 auraient l’occasion de terminer leur parcours universitaire sur une bonne note en 2021.

Au même moment où l’Ouest, l’Ontario et l’Atlantique tiraient un trait sur la saison d’automne le mois dernier, U Sports avait pourtant fait un pas dans la bonne direction en confirmant que les athlètes n’allaient pas perdre une année d’éligibilité et qu’ils allaient recevoir leurs bourses comme prévu pour l’année 2020 s’ils respectaient les critères académiques.

« Au départ même si je n’ai pas le droit de vote, je pensais qu’on pourrait faire une exception en raison de la pandémie, mais j’ai changé d’idée quand nous avons reçu un avis légal de notre contentieux, a expliqué le directeur général par intérim de U Sports, Dick White. 

« Si on faisait une exception, on risquait de ne plus pouvoir appliquer l’âge limite qui est un aspect important de notre plan afin d’offrir un sport sécuritaire et que nous avons instauré il y a une dizaine d’années. Le risque était trop grand, et les membres du conseil d’administration ne voulaient pas le prendre. Le conseil compte quatre présidents d’université et quatre directeurs des sports expérimentés, a poursuivi M. White. 

« Quant aux membres du comité technique de football, ils étaient tous en faveur de l’année d’exception, mais ils n’avaient pas l’avis légal que nous avions. Auraient-ils changé leur opinion ? Je ne sais pas, mais mon seul regret est de ne pas avoir demandé leur opinion plus tôt afin qu’ils puissent avoir toutes les informations. »

Le conseil d’administration a étudié deux options d’exception, l’une pour un an et l’autre pour quatre, parce que tous les joueurs qui perdront la saison 2020 seront affectés en bout de course, même si la pilule est encore plus difficile à avaler pour ceux dont la carrière prend fin de cette façon.

Environ 300 joueurs touchés

Dans le RSEQ, on estime à environ 45 le nombre de joueurs qui seront affectés. En Ontario, le directeur général Gord Grace a écrit sur son fil Twitter qu’entre 40 et 50 joueurs parmi les 11 formations seront touchés. À l’échelle du pays, on parle d’environ 300 joueurs.

« Depuis le 13 mars, on travaille pour diminuer les impacts sur les étudiants-athlètes et je me questionne sur cet impact additionnel, a mentionné le PDG du RSEQ Gustave Roel. On vit un contexte particulier et on attend des décisions en conséquence. Les organisations doivent s’ajuster. Nos membres vont se positionner, mardi, lors de notre prochaine rencontre. »