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Un nouvel acteur en intelligence artificielle au Québec

L’OSBL a reçu plus de 15 M$ d’argent public des gouvernements provincial et fédéral

Un nouvel acteur en intelligence artificielle au Québec
Photo Courtoisie

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Le numéro 1 du nouveau Centre d’expertise international de Montréal pour l’avancement de l’intelligence artificielle (CEIMIA) mise sur la transparence pour faire avancer l’intelligence artificielle au Québec. 

«On va faire des rapports très détaillés sur les subventions que nous recevons. Ces documents-là seront disponibles pour le grand public», a partagé en entrevue au Journal Jacques Rajotte, directeur général du CEIMIA, dont la mise sur pied a été confiée à Montréal International (MI).

Selon Jacques Rajotte, des organismes comme le sien doivent montrer patte blanche quand vient le temps de gérer de l'argent public. «Quand on utilise des fonds publics, je pense qu’il est nécessaire de mettre en place des règles d’éthique», a-t-il insisté.

Données personnelles

Depuis le 22 juin, Jacques Rajotte, ex-directeur du CUSO et ex-chef des opérations de la Fondation One Drop, fondée par Guy Laliberté, est à la tête du CEIMIA, un nouvel organisme qui a reçu 15 millions $ d’argent public de Québec et d’Ottawa pour promouvoir l’intelligence artificielle chez nous, comme à l'étranger.

«Notre centre sera responsable de deux groupes d’experts, l’un sur la gouvernance des données et l’autre de l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle», a ajouté Jacques Rajotte.

Contrairement à d’autres acteurs qui viennent du monde académique ou du milieu des affaires, Jacques Rajotte a fait ses armes dans le monde de la coopération internationale, ce qui colore son engagement.

«Il faut que l’intelligence artificielle ait un impact positif non seulement sur des gens ici, mais des pays en développement», a insisté l’homme en cours d’entrevue avec conviction.

Quand on lui demande s’il est prêt à appuyer des start-up d'intelligence artificielle qui ont des actionnaires principaux dans des paradis fiscaux, il souligne que les décisions relèveront des administrateurs du CEIMIA.

«La décision reviendra au conseil d’administration. La question est très pertinente», a-t-il conclu.