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Tramway: le très sensible dossier d’affaires sera rendu public

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Malgré la demande de confidentialité faite par le bureau de projet, le BAPE a décidé de publier en ligne, vendredi prochain, le très sensible dossier d’affaires du réseau structurant de transport en commun.

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« Le degré de précision des informations sur les coûts du projet n’est pas de nature à induire un préjudice dans le cadre d’un processus d’adjudication », a tranché Corinne Gendron, présidente de la commission d’enquête du BAPE, vendredi. 

Corinne Gendron, BAPE.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Corinne Gendron, BAPE.

Insistant sur « l’intérêt public à prendre connaissance de ce document », elle a ajouté que « la publication du dossier d’affaires ne fera pas en sorte que l’ensemble des contribuables sera privé du meilleur prix résultant de l’offre du plus bas soumissionnaire ». 

25 ans

Daniel Genest, directeur du bureau de projet, a assuré que la Municipalité ne contestera pas cette décision. Vendredi, le gouvernement du Québec n’a pas voulu réagir.

Plus tôt en journée, M. Genest a réclamé que le dossier d’affaires ne soit pas rendu public avant 25 ans. 

Il a expliqué que ce document, déjà déposé auprès du gouvernement du Québec, « contient des informations qui, si elles étaient rendues publiques, affecteraient l’intégrité des marchés publics [...] La divulgation de ces informations priverait l’ensemble des contribuables du meilleur prix résultant de l’offre du plus bas soumissionnaire conforme ». Ces arguments ont été rejetés par le BAPE.

« Camisole de force budgétaire » 

Vendredi, à l’occasion de la dernière journée de la première partie des travaux du BAPE sur le tramway, Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, a dénoncé « la camisole de force budgétaire » imposée par le gouvernement du Québec au projet de réseau structurant. 

« Ce n’est pas pratique courante de fixer l’enveloppe budgétaire avant d’avoir complété les études techniques, la conception préliminaire et le plan d’affaires [...]. Pourquoi le gouvernement du Québec impose une camisole de force budgétaire au projet de réseau structurant de transport en commun de Québec alors qu’il ne le fait pas pour d’autres projets ? » s’est-il demandé.

Appelé à réagir, Mathieu Grondin, directeur général au ministère des Transports, a répondu que l’enveloppe globale de 3,3 G$, dont 1,8 G$ du gouvernement du Québec, ne sera pas changée.

Faisant référence au récent abandon du trambus, Daniel Genest a convenu qu’il a « dû faire des choix judicieux et déchirants au cours des derniers mois pour cadrer dans les 3,3 G$ ». 

Entre lundi et vendredi, quelque 52 personnes se sont déplacées au Centre des congrès de Québec pour poser directement leurs questions. Les citoyens et les organismes intéressés pourront ensuite venir défendre leur point de vue, devant le BAPE, à partir du 3 août à l’occasion de la seconde partie des audiences. Les travaux seront de nouveau diffusés, en direct, sur internet et sur MAtv. 

— Avec la collaboration de Charles Lecavalier