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Monsieur 100 000 voix est un gourmand assumé

André-Philippe Gagnon
Photo courtoisie, Melany Bernier André-Philippe Gagnon

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C’était difficile, pour André-Philippe Gagnon, de rester confiné, lui qui grouille d’idées et de désir de faire plaisir aux gens avec ses spectacles. Comme un chef, dit-il, faire plaisir à ceux que l’on reçoit, comme ceux qui nous font le plaisir de nous voir sur scène, c’est un cadeau de la vie. Cet homme aux multiples voix propose des spectacles corporatifs avec un décor thématique incroyablement iTech, qui permet entre autres de recréer le décor de son choix dans un studio virtuel où il accueille les invités... dans le confort de leur maison ! Il a bien hâte de reprendre la tournée et sa série de spectacles au Capitole, du 2 au 23 décembre. Il a aussi enregistré plus de 5000 noms pour pouvoir lancer son site internet de cartes de vœux virtuelles sur singawish.com. Se faire souhaiter bon anniversaire avec la voix de Barry White, Aznavour, Félix Leclerc, Mick Jagger ou Ratatouille, c’est séduisant. 


La vie doit continuer, alors le matin, pour bien commencer la journée, thé ou café ?

Café, café, café.


Fais-tu des crêpes, des œufs, des smoothies... ?

Des crêpes et des œufs, oui. Je suis moins smoothie...


As-tu retrouvé le plaisir de faire à manger en cette période ?

Oui, même si je ne suis pas un grand chef, je me débrouille pas mal. 

Mais habituellement, je suis plus régulièrement au restaurant, et disons que j’ai plus que hâte d’aller m’éclater dans un restaurant pour manger des sushis.


La chose qui serait le plus difficile pour toi de ne plus avoir dans ton frigo ou ton garde-manger ?

Des œufs ! Je fais tellement de choses avec les œufs.


Pain tranché, baguette du boulanger ou pain maison ?

Pain tranché KAMUT ! Un super bon pain bio.


Fromage ou dessert ?

Fromage ! Foie gras aussi... 

Quoique je commence dangereusement à m’en venir aux deux avec ce confinement !


Viande ou poisson ?

Ces temps-ci, plus volaille, je te dirais ! Bien de la volaille. 


Caramel ou chocolat ?

Ouch ! Je vais dire chocolat puisqu’il faut choisir ! Y’a sirop d’érable aussi...


Gâteau, biscuit ou fromage ?

Biscuit ! Ma mère étant une grande cuisinière de biscuits ! Mon frère et moi, on faisait disparaître ses œuvres bien rapidement.


Bière ou vin ?

Vin (et champagne). Mais encore là, ces temps-ci, je ne suis pas très difficile, gin-tonic, bière Peroni, ou tout autre alcool... (rire)


Blanc ou rouge ?

Depuis le mois sans alcool (février), je m’étais éloigné des deux... 

Mais en temps normal, j’ai plus de plaisir avec le vin rouge !

Mais l’apéro est toujours bon avec un vin blanc... difficile de choisir.


Présente-moi ton accessoire de cuisine fétiche, et pourquoi l’avoir choisi.

Un couteau de cuisine. Un couteau de chef que j’utilise pour TOUT. C’est mon préféré pour hacher les légumes aussi : fins, en dés... il fait tout.


As-tu une recette chouchoute ?

Des fleurs de Pailin ! J’ai découvert ça au restaurant Apsara à Québec (71, rue d’Auteuil, Québec). J’y vais depuis 1983 ! Et ils m’ont appris dans leur cuisine à faire des fleurs de Pailin ! J’ai importé leur fameuse sauce sur les rouleaux partout ! Le rouleau comme tel est facile, mais le secret est dans la sauce. C’est ça qui est important ! Je les ai faites quand j’habitais à Las Vegas même ! C’est mon repas simple et fétiche par excellence.


Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es le plus fier.

J’essaie de rester santé... parce qu’avec le confinement, c’est plus difficile. J’avais envie de tester dernièrement un riz de chou-fleur que j’ai frit. Avec de l’ail, de l’oignon et du gingembre. Puis ajouter de l’huile de sésame grillé. Et pour finir, j’ai ajouté des légumes (edamames, brocoli, pois verts), puis à la toute fin, pour qu’elles ne cuisent pas trop et ne deviennent pas caoutchouteuses, les crevettes. J’ai décoré le tout avec des échalotes vertes. J’étais très fier du résultat.


Dis-nous que tu rates les choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Je ne suis déjà pas un grand cuisinier, donc je ne m’avance pas trop. Mais un jour, j’ai fait des muffins aux bananes en essayant de les « pimper » avec du chocolat. C’était plus Jello avec le trop-plein de chocolat que j’ai ajouté... J’ai fini par manger que le dessus !


Qu’est-ce que qui te manque le plus, toi qui aimes aller au restaurant, parler avec les chefs, les regarder travailler, déguster leurs créations ?

Le restaurant Vin papillon est le coup de cœur culinaire d’André-Philippe Gagnon.
Photo tirée de Facebook du Restaurant Vin Papillon
Le restaurant Vin papillon est le coup de cœur culinaire d’André-Philippe Gagnon.

Leurs créations ! Exemple : j’adore le restaurant Vin Papillon. Tu lis le menu sur l’ardoise et c’est l’excitation de recevoir ton plat et de découvrir leur assemblage et, bien évidemment, le mélange des saveurs. Miam ! Je te dirais aussi que ce qui me manque des restaurants, c’est de partager ces bons plats en bonne compagnie...


Ta meilleure expérience culinaire ?

J’ai habité notamment neuf ans à Las Vegas. Ville culinaire par excellence. J’adore la chaîne NOBU. Je mangerais leur cuisine tous les jours. Mais pour en nommer un ailleurs : je dirais le Patina, à Los Angeles, c’est près du Wall Disney Concert Hall. Même l’architecture est incroyable. Mais un autre endroit fantastique, c’est un restaurant qui appartenait à la sœur d’Eddy Marney (il a écrit les premières chansons de Céline Dion), c’était le Domaine Bertaud Belieu, à Gassin. C’est près de Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur. Le restaurant est fermé maintenant, mais le vignoble existe encore et le rosé est superbe. 


Ça sentait quoi, chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petit ?

Oh, ça sentait toujours bon ! Ma mère était une cuisinière hors pair ! Elle faisait d’excellents gâteaux notamment. Un de mes souvenirs est quand je revenais de mes pratiques de hockey : je sentais l’odeur des frites maison que ma mère préparait, le bonheur. Mon repas préféré : le steak-frites. 


Profites-tu de cette période de confinement pour refaire des recettes que tu mangeais, enfant ?

J’ai essayé une recette de ma mère justement. Ma maman est décédée et les souvenirs remontent à mon esprit en te racontant cela. C’était des galettes au beurre d’arachides ! J’ai eu un brin de nostalgie. Alors, j’ai appelé mon grand frère pour lui faire part de ça. Il est resté sous le choc, car sans qu’on s’avertisse, il avait fait la même chose... la même journée ! Weird... musique de Twilight zone...

Les chouchous  

Produits culinaires chouchous ?

Beurre manié, pour épaissir mes sauces. 


Recette fétiche ?

Mes fleurs de Pailin ! Sinon, mon saumon au four à la moutarde et aux câpres, servi avec des fettucines citron parmesan poivre. Et un bon verre de vin blanc froid.


De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

Les pâtes et l’huile d’olive ! J’ai un côté très méditerranéen. 


Un coup de cœur culinaire ?

La moutarde de Dijon Morehouse ! Mes sandwichs jambon-brie sont hallucinants avec ça ! J’ai fini par aller l’acheter à la maison-mère. 


Gourmandise coupable ?

Les « crottes de fromage » Humpty Dumpty en regardant le hockey... j’essaie de ne pas passer à travers le sac, donc je m’en sers dans un bol.


Ton style de cuisine préféré ?

J’aime tout... difficile de choisir. J’irais avec l’Asiatique, le Vietnam, le Japon. Léger, frais, légumes, poisson. Sinon, des chefs d’ici, créatifs, et qui utilisent des produits originaux. 


As-tu une suggestion pour aider l’industrie des métiers de bouche au Québec, comment pouvons-nous les aider ? 

Cela faisait partie de mes services essentiels. Essayer les produits du Québec et les restaurants d’ici. Pendant le confinement, j’essayais de commander à la maison des repas des restaurateurs et restauratrices pour les encourager. Mais maintenant, le bonheur de retourner dans les restaurants me comble, car on a du talent au Québec et il faut en être fier et le faire savoir.