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Mort des sœurs Carpentier: «Cette mère-là va être brisée à jamais»

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Les circonstances entourant la mort de Romy et Norah Carpentier, âgées de 6 et 11 ans, à Saint-Apollinaire, dans Chaudière-Appalaches, auront de graves conséquences à long terme pour la mère.  

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«Perdre un enfant, c’est la pire chose qu’on peut vivre et en plus, quand c’est fait dans la violence, c’est un deuil traumatique. C’est encore plus difficile à surmonter», explique Nancy Roy, directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD). 

«Ces personnes-là sont brisées pendant de nombreuses années, donc c’est extrêmement difficile pour elles de surmonter une épreuve comme ça», ajoute-t-elle. 

Selon Mme Roy, ce nouveau drame familial rappelle le nombre grandissant de drames dans les dernières années. 

«Je pense qu’il va falloir se pencher là-dessus et trouver des solutions plus adéquates», affirme-t-elle. 

Une des priorités serait de revoir l’investissement dans les organismes en santé mentale, croit la directrice générale de l’AFPAD. Elle soutient également qu’il faudra développer des mesures de prévention de la violence. 

La vie après le drame

La mère des deux fillettes devra avoir recours à de l’aide psychologique pour passer au travers de cette épreuve, assure Nancy Roy. 

«Cette mère-là, elle va devoir avoir de l’aide psychologique. Elle va devoir traverser ces épreuves-là, mais ça ne se fait pas tout seul», dit-elle. 

Elle presse le gouvernement d’agir et de modifier la Loi sur l'aide et l’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC) afin de considérer les parents d’enfants assassinés comme des victimes. 

«Il faut revoir l’aide pour ces proches-là, pour ces victimes-là, pour ces gens qui vont devoir vivre avec l’absence de ces deux jeunes filles-là», demande Nancy Roy.