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Pas de baisse de limites de vitesse à Québec avant l’automne

Le maire de Québec, Régis Labeaume
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Promise au printemps, la réduction de la limite de vitesse à 40 km/h dans les quartiers de Québec devra attendre au moins jusqu'à la fin de l'été.

La politique de sécurité routière, présentée au public l’automne dernier, devait être adoptée ce printemps. L’une des mesures phares qu’elle contient, la réduction de la limite de vitesse à 40 km/h dans les quartiers résidentiels, devait être implantée «tard au printemps», avait affirmé le maire de Québec, Régis Labeaume. 

Or, la pandémie a eu des conséquences dans tous les secteurs de la vie municipale et la politique n’y a pas échappé.

La Ville de Québec, par la voie de son porte-parole David O’Brien, a fait savoir qu’«en raison de la COVID-19 ce printemps, l’adoption et le déploiement de la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 ont été reportés de quelques mois, soit à la fin de l’été 2020».

La modification des limites de vitesse suit le même délai. «Le tout sera précisé lors de l’adoption et du déploiement à la fin de l’été.»

Rues partagées

En attendant, la Ville a aménagé une série de rues partagées, qui permettent l’utilisation de la voie par les piétons et les cyclistes. La circulation automobile y est réduite à 20 km/h. 

Lors de l’inauguration la semaine dernière d’un segment sur la rue Raoul-Jobin, Le Journal avait constaté que seul un panneau annonçait la rue partagée. La Ville de Québec avait convenu que l’affichage était «minimaliste» et qu’elle songeait à d’autres éléments d’affichage.

L’organisme Vivre en ville estime que l’affichage n’est pas suffisant pour qu’une rue soit partagée. «La Ville crée une situation à risque pour les piétons qui souhaiteraient utiliser la rue comme la signalisation le permet, alors que rien n'incite réellement les conducteurs à modifier leurs comportements», indique l’organisme dans une publication Facebook.

Mobilier urbain

Au Conseil régional de l’environnement, Alexandre Turgeon salue l’idée d’implanter des rues partagées. Mais il affirme qu’il faut «minimalement installer une chicane [NDRL : un obstacle] à l’entrée pour que les automobilistes soient forcés d’emprunter la rue à 20 km/h».

Un point de vue partagé par Étienne Grandmont, d’Accès transports viables. «C’est bien que la Ville mette en place des rues partagées. L’idée derrière tout ça est de faire connaître ce qu’est une rue partagée et d’habituer les gens au concept d’une rue où la vitesse est apaisée. Mais pour bien y arriver, il faudrait que ce soit plus que juste une pancarte.»

Il donne l’exemple de mobilier simple, comme de grands pots de fleurs, installés à l’entrée de la rue et qui permettent tout juste le passage d’une voiture.