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Le calvaire d’une mère

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Depuis la diffusion d’une alerte Amber, jeudi, il est difficile de ne pas penser à la détresse et au cauchemar que vit depuis la mère des deux fillettes.

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Au moment d’écrire ces lignes, on en savait toujours très peu sur les circonstances ayant entouré la disparition de Romy et Norah et de leur père, Martin Carpentier. Leurs corps ont été découverts malheureusement après trois jours de recherches.

Les circonstances sont troublantes. La mère n’était toutefois pas inquiète au départ, jusqu’à ce que des gens témoignent de l’état d’esprit inquiétant qui animait le père, dont elle était séparée, dans les jours précédant la disparition. Tous souhaitaient bien entendu un dénouement heureux, que ces fillettes dont la vie commençait à peine soient retrouvées saines et sauves.

Pour les proches, et particulièrement leur maman, l’attente était insoutenable. Le dénouement l’est encore plus.

Grand vide

Juste à s’imaginer, quelques instants, ce qu’une telle situation peut engendrer comme émotion suffit à donner le tournis. Comme si un grand vide vous engouffrait, vous empêchait de respirer, vous triturait l’âme dans ses moindres recoins. Le genre de situation où on voudrait s’endormir pour se réveiller et réaliser qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar.

Aucun être humain ne devrait y être confronté. Aucun enfant ne devrait se retrouver au cœur d’une telle histoire. Et il ne s’agit pas d’un cas unique.

Portés par l’espoir

Des parents ont déjà témoigné dans nos pages du cauchemar infligé par la disparition d’un enfant dans des circonstances aussi tragiques. C’est comme si leur vie s’était arrêtée lors de ce jour fatidique, que toute parcelle d’espoir s’était évanouie.

Les enfants nous sont prêtés, pas donnés. Mais l’amour que nous leur portons ne tient aucune comparaison. Toutes nos pensées vont à cette maman éplorée et ses proches. Je ne crois pas me tromper en disant que le Québec entier partage leur douleur.