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Je te crois

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Depuis une semaine, une vague de dénonciations d’agressions déferle sur les réseaux sociaux. Je suis de tout cœur avec les courageuses victimes. J’aimerais qu’elles aient une oreille collective accueillante.

Je te crois quand tu affirmes que tu es terrifiée à l’idée d’en parler. Je te crois quand tu expliques que malgré plusieurs thérapies, il te restera toujours des séquelles. Quand tu racontes ton agression, je te crois.

Dénoncer est loin d’être facile. Non seulement ce processus réveille des traumatismes enfouis parfois depuis des années, mais il expose les victimes à des commentaires haineux.

À ceux qui continuent de penser que les dénonciations sont de pures inventions, vous faites partie du problème.

Seuls 2 % des accusations en lien avec un crime se révèlent fausses et aucune donnée n’indique que ce pourcentage serait plus élevé dans les cas d’agressions sexuelles.

Autant de vagues qu’il en faudra

Ça suffit d’encourager le silence au sujet de ces comportements inacceptables.

Ça suffit d’excuser les agresseurs avec des « c’est une erreur de jeunesse », « il était saoul », « la victime l’a cherché ».

Ça suffit de tolérer de vivre dans une société dans laquelle chacun et chacune se ne sent pas entièrement en sécurité.

Plutôt que d’observer les autres, examinons nos propres comportements. 

Demandons-nous si nous contribuons à la culture du silence. Intervenons quand nous sommes témoins d’une agression. Éduquons les enfants de notre entourage à la notion du consentement. Remettons-nous en question pour trouver les réponses qui nous permettraient de venir à bout de ce problème de société.

Si vous êtes exaspéré par les dénonciations, sachez que le mouvement s’arrêtera seulement quand il n’y aura plus d’agressions.

Quand il n’y a que très peu de victimes qui dénoncent, leurs témoignages ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan. Comme on a pu le constater cette semaine, plus il y a de gouttes, plus ça fait des vagues et c’est tant mieux !