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Masque obligatoire dans les lieux publics fermés, amendes de 400 $ à 6000 $ pour les commerçants délinquants

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MONTRÉAL | Les commerçants ne seront pas obligés de jouer aux «gros bras» pour imposer le masque obligatoire dans les endroits fermés puisqu’ils n’auront qu’à appeler la police s’ils se butent à des clients têtus.

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Dès samedi, le port du couvre-visage sera obligatoire pour les personnes de 12 ans et plus dans tous les endroits publics fermés, comme les commerces, et ce, partout au Québec, a annoncé le premier ministre François Legault en point de presse lundi.

Cette mesure, de nombreux experts et élus ont exhorté le gouvernement à l’imposer dans les dernières semaines. 

M. Legault a justifié ce resserrement par la hausse de nouveaux cas que connaît actuellement la province et par l’approche des vacances de la construction, qui entraîneront plus de déplacements en région et créeront une «grosse soupe» pour le virus. 

  • Écoutez l'entrevue de la chroniqueuse politique Emmanuelle Latraverse avec Caroline St-Hilaire à QUB Radio:   

De 400$ à 6000$

Pour l’instant, la responsabilité de faire appliquer le règlement reposera sur les propriétaires des commerces, qui devront à tout le moins en informer les clients. 

Un magasin qui ne collabore pas se ferait d’abord servir un avertissement. Puis, il pourrait recevoir des amendes allant de 400$ à 6000$ en cas de récidives. 

Dès le 1er août, les individus récalcitrants pourraient eux aussi recevoir des amendes.

M. Legault mise sur la pression sociale qui sera dorénavant beaucoup plus grande. «Si une personne entre sans porter de masque, elle va se faire pas mal plus regarder de travers». 

Et si un commerçant est confronté à un client récalcitrant, la police pourra être appelée en renfort. «Ils n’ont pas besoin d’avoir quelqu’un avec des gros bras [pour le sortir]», a illustré M. Legault.

«On est en pandémie. Aujourd’hui, la liberté, c’est d’être capable de se promener», répond-il aux citoyens qui se disent brimés dans leur liberté par cette nouvelle mesure. 

«Porter un masque, c’est ça, la liberté. Être obligé de reconfiner tout le monde, ce n’est pas ça, la liberté», a déclaré le premier ministre. 

Écoutez l'entrevue avec Nima Machouf sur le port de masque obligatoire, à QUB Radio:  

Exceptions

Dans les restaurants, les clients ne seront pas obligés de garder leur couvre-visage pendant tout le repas, a expliqué le premier ministre. Le masque pourra en effet être retiré à partir du moment où le client est assis à 2 mètres des autres, puis remis lors des déplacements. 

Certaines personnes seront également exemptées pour des raisons médicales, a expliqué le Dr Hocario Arruda, directeur national de la santé publique. 

Par exemple, c’est le cas de ceux qui ont une maladie cardiaque ou respiratoire, ou encore d’une personne handicapée qui ne peut pas mettre ou enlever le masque elle-même. 

Reste qu’un jeune qui fait «un peu d’asthme» ne serait pas un cas qui mériterait d’être exempté, a illustré le Dr Arruda, qui s’en remet au «jugement» des citoyens. 

«On ne demandera pas aux gens de se promener avec un certificat médical», a-t-il précisé. 

Par ailleurs, la mesure s’applique aux clients, spectateurs et usagers des transports en commun, mais pas aux travailleurs, qui sont déjà soumis aux règles de la CNESST. 

Elle s’appliquera aussi aux cégeps et universités, mais pas aux écoles.

- Avec Vincent Larin de l’Agence QMI

Quels endroits sont visés par la mesure?  

Le port du masque/couvre-visage sera désormais obligatoire dans les lieux publics fermés. 

Ce sont des endroits où il existe un risque de ne pas pouvoir respecter la distanciation physique de 2 mètres. 

Voici des exemples d’endroits visés par le port du masque/couvre-visage obligatoire :       

  • Un commerce de vente au détail ;     
  • Une entreprise de services (ex. : pharmacies) ;     
  • Un cabinet privé de professionnel ;     
  • Un lieu où sont offerts des services municipaux ou gouvernementaux ;     
  • Une entreprise de soins personnels (ex. : coiffeurs, soins esthétiques) ;     
  • Un centre commercial ;     
  • Un lieu de culte ;     
  • Un cinéma, une salle de spectacles, etc.     
  • Un gymnase ;     
  • Un lieu utilisé pour accueillir des événements, comme des congrès et des conférences ;     
  • Toutes les aires communes d’établissement, notamment ceux d’édifices à bureaux (ex. : halls d’entrée, ascenseurs et corridors) ;     
  • Les collèges d’enseignement et les universités, à l’exception des salles de classe ;     
  • Les transports collectifs.          

En bref:  

  • «Ce n’est pas demain matin qu’on va changer les consignes», affirme François Legault en rappelant l’importance de respecter les mesures sanitaires.                        
  • Vague de dénonciations: François Legault salue le «courage» des personnes qui ont osé prendre la parole pour dénoncer.                

– Avec la collaboration de l'Agence QMI

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