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Fillettes décédées: «C’est difficile à comprendre», dit un prêtre proche de la famille

Raymond Poulin, prêtre au diocèse de Québec, est allé lui aussi se recueillir au mémorial improvisé près des chutes de la Chaudière, à Lévis, mardi, comme de nombreux citoyens.
Photo Dominique Lelièvre Raymond Poulin, prêtre au diocèse de Québec, est allé lui aussi se recueillir au mémorial improvisé près des chutes de la Chaudière, à Lévis, mardi, comme de nombreux citoyens.

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Des connaissances des sœurs Carpentier et leur famille éprouvent beaucoup de tristesse et trouvent «difficiles à comprendre» les événements tragiques des derniers jours.

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Raymond Poulin, prêtre au diocèse de Québec, est allé se recueillir au mémorial improvisé près des chutes de la Chaudière, à Lévis, mardi, comme de nombreux autres citoyens.

Ses pensées et ses paroles vont d’abord aux victimes, Romy Carpentier, 6 ans, et Norah Carpentier, 11 ans, «des enfants martyrs» à ses yeux. Il souligne aussi le «courage» de leur mère, Amélie Lemieux, en faisant référence à sa déclaration publique fort émotive, lundi.

«Disons que ça m’a touché beaucoup, puisque je connais Mme Lemieux, puis j’ai baptisé Norah», a-t-il expliqué.

Raymond Poulin, prêtre au diocèse de Québec, est allé lui aussi se recueillir au mémorial improvisé près des chutes de la Chaudière, à Lévis, mardi, comme de nombreux citoyens.
Photo Dominique Lelièvre

Période difficile

M. Poulin reconnaît qu’il a aussi de la compassion pour le père, sans pour autant excuser les gestes qui lui sont reprochés.

Martin Carpentier a été présenté comme étant le suspect de l’enlèvement de ses filles et fait l’objet d’une chasse à l’homme à Saint-Apollinaire.

«Je connais Martin également. Je l’avais déjà aidé [dans] une période de sa vie où c’était difficile, il y a environ six ans, et c’est un père qui était proche de ses enfants, qui aimait ses enfants, et ce qui est arrivé, c’est difficile à comprendre», a indiqué le prêtre.

La dernière fois qu’il a rencontré Carpentier, il y a plusieurs mois, «il semblait heureux, il avait une nouvelle conjointe», se souvient-il.

«On est tous fragiles, aussi, du point de vue psychologique. Il ne faut pas, comme, laisser le mal entrer dans notre vie. Il faut réagir quand on a des idées de vengeance par exemple, ou des idées de poser des gestes de haine. Il faut être aux aguets puis [ne] pas laisser entrer ces pensées-là dans notre coeur, dans notre vie», insiste Raymond Poulin.

Larmes

Toujours devant ce pavillon où sont déposés d’innombrables peluches, mots et lampions, Amélie Lessard, une éducatrice au service de garde de l’école que fréquentait Norah, n’a pu retenir quelques larmes.

Elle se souvient très bien de cette fillette qui «aimait le sport» et qui était «très artistique».

«Elle allait rentrer au secondaire [...], je trouve ça triste» laisse tomber la dame.

Quant à Martin Carpentier, qu’elle a croisé à quelques occasions, surtout quand Norah était plus jeune, «je n’ai rien de négatif à dire de ce que j’ai connu de ce papa-là.»

Ce qui lui fait dire, elle aussi, que c’est «très incompréhensif (sic) en ce moment.»

Encore mardi, toute la journée, le site de recueillement éphémère en l’honneur des jeunes victimes, à Lévis, était très fréquenté, et la tristesse se lisait sur beaucoup de visages.