/sports/opinion/columnists
Navigation

Henry a des ajustements à faire

Coup d'oeil sur cet article

Puisque le tournoi de retour de la MLS se joue dans des circonstances pour le moins particulières, les entraîneurs des différents clubs doivent plus que jamais faire attention aux détails dans leur choix tactiques.

En fait, la stratégie employée par chaque équipe doit s’adapter aux conditions météorologiques, mais aussi au niveau de forme physique de l’effectif.

Au premier match de l’Impact, les choix de Thierry Henry et du personnel technique ont compliqué les choses. Particulièrement en première mi-temps, l’Impact semblait désorganisé défensivement et, de notre point de vue, les instructions données aux joueurs ne semblaient pas claires.

Samuel Piette à lui seul a incarné cette confusion. Placé dans une position à laquelle il n’est pas habitué et qui ne correspond pas à son profil, il était partout et nulle part sur le terrain. Tantôt au milieu de terrain, tantôt à droite, on a compliqué la vie à Piette pour peu de résultats au final.

Au prochain match jeudi contre le Toronto FC, tout ça devra être simplifié. Le Bleu-blanc-noir ne peut se permettre encore de s’enfarger dans les fleurs du tapis face à son ennemi de toujours.

La fournaise floridienne

Dans ce 2e match, Henry et son équipe devront prendre un peu plus en compte la chaleur d’Orlando. Avec des températures qui avoisinent le 40 degrés Celsius, j’ai l’impression que les choix tactiques devront être simplifiés. 

Les responsabilités des joueurs devront être plus simples qu’au premier match contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

En somme, il leur faudra revenir à la base, au football 101. Parce qu’il faut garder en mémoire que c’est seulement le deuxième match du club après un repos forcé de près de quatre mois. Pour insuffler de la confiance dans ce groupe, il faut garder les choses simples.

Quand les directives sont simples, les joueurs ont moins besoin de réfléchir ou de résoudre des problèmes plus complexes sur le terrain et on limite les erreurs. Avec la fatigue, l’oxygène se fait plus rare dans les muscles, mais aussi dans le cerveau. Il est difficile de garder l’esprit clair dans les circonstances, ce qui entraîne une exécution déficiente et de mauvaises décisions chez les joueurs.

Donner du sien

Malgré tous les facteurs atténuants que j’ai énumérés précédemment, je reprends à mon compte ce que Henry a expliqué en conférence de presse après la défaite face au Revolution : un système de jeu, quel qu’il soit, ne peut fonctionner si les joueurs ne fournissent pas l’effort nécessaire.

Quand l’équipe manque d’énergie et de volonté, le meilleur entraîneur au monde ne peut influencer le résultat d’une rencontre avec une formule magique. Même si les conditions de jeu sont difficiles, les joueurs de l’Impact devront fournir un deuxième, voire un troisième effort face au Toronto FC jeudi.

De son côté, Henry devra évaluer qui dans son effectif est en mesure d’offrir cette dépense d’énergie. Qui sont les joueurs qui ont la forme, mais aussi la motivation nécessaire pour rendre ce onze compétitif à ce moment de la saison. En ce sens, il devra peut-être sacrifier le talent et la qualité d’un au profit du désir et de l’engagement d’un autre.

Malgré tout, les partisans montréalais peuvent se rassurer : leur équipe est bien meilleure que ce qu’elle a montré en lever de rideau. Quelques ajustements simples pourraient suffire à la relancer et à la remettre sur les rails comme en début de saison, en février et mars.