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«Il faut urgemment changer la loi de l’IVAC»

«Il faut urgemment changer la loi de l’IVAC»
Photo Simon Clark

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La Loi sur l'indemnisation des victimes d'actes criminels devrait être revue de façon urgente, estime Nancy Roy, de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFAD).

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«Il faut urgemment changer la loi de l’IVAC», a-t-elle dit en entrevue avec Pierre Nantel. 

Selon Mme Roy, il faut agir de façon urgente pour mieux soutenir les familles, les parents et les mères qui, comme Amélie Lemieux, ont perdu des êtres chers à la suite d'actes criminels. Dans l'état actuel de la loi, les parents d’enfants assassinés sont couverts par la loi de IVAC, mais ils doivent eux-mêmes en faire la demande. Or, selon Nancy Roy, les événements tragiques s'accompagnent d'un tel traumatisme, qu'il serait plutôt aux gestionnaires l'IVAC d'aller à leur rencontre pour offrir leur soutien. 

Elle demande également au ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, de créer une table de concertation pour s’asseoir avec tous les intervenants de première ligne. 

«Il faut investir dans leur rétablissement, parce que, lorsqu'on vit un drame comme cela, il est très difficile de se relever», a dit Mme Roy.  

  • ÉCOUTEZ Nancy Roy, directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, sur QUB radio:    

Argent mal dépensé

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, dont la fille est morte aux mains d'un criminel il y a 18 ans, a rappelé sur les ondes de QUB radio que la modification de l'IVAC fait partie des promesses de la CAQ. 

«Je ne crois pas, contrairement à Mme Roy, qu'il faut encore faire de la concertation. On sait ce qu'il faut faire avec cette loi-là», a-t-il dit en entrevue avec Caroline St-Hilaire.

Engagé dans la cause des droits des victimes depuis plusieurs années, il a estimé que le Québec «dépensait mal» l'argent destiné à l'aide aux victimes. 

«Il se dépense au Québec autant que [dans] les neuf autres provinces, en termes d'aide aux victimes. On ne dépense pas trop au Québec, on dépense mal», a dit M. Boisvenu.  

  • ÉCOUTEZ le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu sur QUB radio:  

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