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Mort des soeurs Carpentier: «J’aurais donné ma vie à sa place», dit le père biologique de Norah

père biologique Norah Carpentier
Photo courtoisie Jean-Philippe Vallières et sa fille biologique, Norah Carpentier, lorsqu’elle avait 9 ans. Le papa est atterré par la mort de sa fille.

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Les proches de la famille des deux fillettes retrouvées mortes samedi à Saint-Apollinaire, dont le père biologique de la petite Norah, 11 ans, ont de la difficulté à comprendre ce qui a pu se passer.

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«Je n’étais plus en contact avec elle, mais je n’ai jamais arrêté de penser à elle. J’aurais donné ma vie à sa place, je vous le jure!», lâche le père biologique de Norah Carpentier, Jean-Philippe Vallières, en éclatant en sanglots.

Tout comme sa grande sœur, la jeune Romy, 6 ans, a été retrouvée sans vie samedi dans un boisé de Saint-Apollinaire.
Photo courtoisie
Tout comme sa grande sœur, la jeune Romy, 6 ans, a été retrouvée sans vie samedi dans un boisé de Saint-Apollinaire.

En dehors de sa vie

M. Vallières explique avoir fréquenté brièvement Amélie Lemieux, la mère des deux petites filles, il y a 11 ans de cela.

Mais en raison de ses problèmes de consommation, il a préféré rester en dehors de la vie de son enfant avant même qu’elle ne vienne au monde.

Malgré tout, il a suivi l’évolution de sa fille grâce à des photos que lui faisait parvenir Mme Lemieux au fil des années, indique-t-il.

Il a pu la rencontrer à quelques reprises dans le passé, mais ne l’a plus revue depuis deux ans, en raison de conflits avec la mère de Norah.

«Je ne comprends pas... C’était ma fille aussi. Ce n’est pas moi qui l’ai élevée, mais je l’ai toujours eue dans mon cœur. Moi, je ne lui aurais jamais fait de mal», souffle-t-il.

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«Un gars calme et réservé»

«On est sur le cul, c’est incompréhensible», s’exclame de son côté Guy Falardeau, le propriétaire de Falex Peinture, où Martin Carpentier, le père des fillettes décédées, travaillait comme peintre et tireur de joints.

Un ami d’enfance de l’homme en cavale, qui a également travaillé à ses côtés durant de longues années jusqu’aux récents événements, vit aussi dans l’incompréhension la plus totale depuis mercredi dernier.

«Je l’ai vu grandir, on était sur la même rue à Québec quand on était jeunes, il venait souvent à la maison pour jouer avec mon frère», explique le collègue, qui désire garder l’anonymat.

«Martin a toujours été un gars calme, réservé, à ses affaires. Jamais je n’aurais pensé qu’il aurait pu faire du mal à ses enfants, au contraire», ajoute l’homme, qui assure que M. Carpentier était très impliqué dans la vie des jeunes filles.