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Le Festif! de Baie-Saint-Paul est forcé d'annuler l'événement qu'il devait présenter les 24 et 25 juillet

Les Trois Accords lors de leur prestation au Festif! de Baie-St-Paul l'été dernier.
Photo Caroline Perron Les Trois Accords lors de leur prestation au Festif! de Baie-St-Paul l'été dernier.

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La Santé publique a mis un feu rouge à la série de spectacles La Petite Affaire qui devait mettre en vedette Les Cowboys Fringants, Les Trois Accords et Patrick Watson, les 24 et 25 juillet, à Baie-Saint-Paul.

Cet événement avait obtenu le feu vert des autorités avant d’être considéré comme un festival par la Santé publique. Ce qui est interdit en raison de la pandémie.

La Petite Affaire était une série de 12 courtes prestations en plein air offertes par six artistes et présentées dans des lieux séparés et inusités.

Les Cowboys Fringants et Les Trois Accords seraient montés sur scène quatre fois en deux jours avec de courtes prestations de 40 minutes. Patrick Watson et trois autres artistes qui n’ont pas été révélés devaient participer à cet événement. Un maximum de 40 spectateurs payants auraient été admis à chacun des 12 spectacles.

«La Santé publique considère notre événement comme un festival parce qu’il dure plus qu’une journée et qu’il y a plus d’un spectacle par jour. Et ça, c’est interdit. Ils voulaient éviter les débordements sur place et ils ont pris cette décision», a indiqué Clément Turgeon, directeur général et artistique du Festif!, qui précise que cet événement n’était pas un festival.

Il n’y avait pas de service de bar sur place et il n’était pas nécessaire de mettre des toilettes chimiques en raison de la courte durée des prestations offertes. Une consommation était fournie aux détenteurs de billets.

Une prévente locale devait avoir lieu lundi et une autre, ouverte au grand public, devait se faire jeudi. Quatre-vingt-cinq pour cent des billets disponibles étaient réservés aux gens de Charlevoix afin, explique Clément Turgeon, d’éviter les débordements de l’extérieur.

«Nous sommes déçus, mais nous ne sommes pas amers. On accepte la décision, on garde la tête haute et on passe à autre chose. Il y a une déception parce que La Petite Affaire, c’était la créativité du Festif! à l’état pur. Ça aurait été une expérience humaine incomparable et qui ne peut pas se faire dans un contexte normal», a-t-il fait savoir.

Pas question, a-t-il dit, de révéler quoi que ce soit sur la forme qui aurait été en place. Les concepts pourraient être repris en 2021.

Le REFRAIN, qui regroupe une cinquantaine de festivals régionaux, a dénoncé cette décision de la Santé publique. Le regroupement est inquiet pour ses membres qui sont en train de bâtir, en ce moment, des événements.

Lignes directrices

Clément Turgeon souhaite que des lignes directrices soient émises. 

«On ne se plaint pas. On a présenté des événements à petite échelle, presque sans arrêt, depuis le début de la pandémie, comparativement à d’autres organisations. On aimerait toutefois savoir ce qui est considéré comme un festival et ce qui ne l’est pas. C’est flou et je suis certain que les autres organisations veulent savoir ce qui est possible ou non de faire», a-t-il mentionné.

À 10 jours de ce qui devait être la première journée de La Petite Affaire, Clément Turgeon avoue qu’il est trop tard pour modifier la formule. L’événement avait aussi quelques objectifs à atteindre afin de ne pas devenir déficitaire. La marge de manœuvre était mince. 

Le Festif!, depuis le début de la pandémie, a vécu deux annulations, présenté 65 mini-concerts devant les portes de résidants de Baie-Saint-Paul, une tournée dans plusieurs CHSLD de Charlevoix, 12 expériences d’écoute et créé un podcast.

On retrouvait ce message sur sa page Facebook à la suite de l’annulation de La Petite Affaire.

«On vous annonce officiellement que l’équipe du Festif! est “brûlée tight” et mérite de manger de la crème glacée les pieds dans l’eau pour quelque temps.»