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Un pilote automobile se tue sur une moto

La route n’est pas une piste de course, rappelle un ami

Marc-Antoine Demers pilote
Photo courtoisie Marc-Antoine Demers, qui a perdu la vie samedi dernier dans un accident de moto à L’Épiphanie, dans Lanaudière, était le papa du petit Logan qui aura bientôt deux ans.

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Quelques jours après un accident de moto ayant coûté la vie à un pilote automobile de Lanaudière, son ami d’enfance rappelle que la vitesse devrait être réservée aux circuits fermés. 

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Marc-Antoine Demers, 29 ans, circulait seul sur sa moto sur la route 341, à l’Épiphanie, samedi, lorsqu’il a fait une sortie de route et terminé sa course contre un poteau. 

Des manœuvres de réanimation ont été pratiquées sur les lieux de l’accident, mais en vain.

« Le sport automobile est en deuil », a laissé tomber Maxime Pelletier, également pilote et ami de la victime.

La vitesse pourrait être en cause

La vitesse pourrait avoir joué un rôle dans la perte de contrôle, selon la Sûreté du Québec. 

« Je vais être franc. On vit pour la vitesse. Malgré l’expérience, même un pilote professionnel n’est pas à l’abri d’un faux mouvement, d’un problème mécanique ou d’un défaut avec l’asphalte. Tant qu’on n’est pas sur un circuit fermé, la route ce n’est pas une place pour faire le fou », a averti M. Pelletier.

« Il conduisait la nouvelle moto d’un ami. J’imagine qu’il l’a essayée... Il l’a peut-être trop poussée », a poursuivi l’ami.

Ce dernier précise que Marc-Antoine Demers, père du petit Logan, n’avait pas l’habitude de rouler vite avec sa moto Harley-Davidson.

Celui qui portait le numéro 422 était une figure reconnue dans le milieu du sport automobile québécois. Marc-Antoine Demers a été champion de la série NASCAR Sport Compact et il a notamment couru pour la série Sportsman et la Coupe Nissan Micra. 

Un pilote impliqué

« Il avait un coup de volant comme peu de gens et il aimait offrir un bon show. Marc-Antoine était très impliqué dans ce milieu, même s’il avait mis ça de côté pour lancer une entreprise de transport routier », a raconté M. Pelletier. 

Ils s’étaient rencontrés il y a plus de 10 ans lors d’une course sur glace. 

« Pour nous, les courses, c’est familial. On était tous très tissés serrés. On passait nos week-ends à l’autodrome de Saint-Eustache », s’est-il remémoré.

En mémoire du No 422

Une vague de sympathie et de messages rappelant des souvenirs avec le pilote a envahi les médias sociaux au lendemain de son décès. 

« [C’était un pilote] émérite de course automobile. Deux roues, 4 roues, 12 roues... [ça n’avait] pas d’importance... tout ce qui a un moteur, c’est son affaire. Faire du 2 roues avec un 4 roues ou faire du 1 roue avec un 2 roues, il n’y en avait pas de problèmes. Ironie du sort, c’est sur une moto qu’il nous quitte », peut-on lire sur la page Facebook de Stock Car Montréal.

Sa conjointe, Mélanie Papillon, était trop ébranlée par le drame pour parler au Journal.