/misc
Navigation

Les pirates russes à l’œuvre dans la quête d’un vaccin

Les pirates russes à l’œuvre dans la quête d’un vaccin

Coup d'oeil sur cet article

Quand on pense «hackers» ou pirates russes, on pense bien souvent à l’élection présidentielle 2016. Si le réflexe est compréhensible en raison de l’ingérence russe pendant la campagne, une menace qui plane également sur la campagne 2020, le piratage ne se limite pas exclusivement à la lutte politique américaine.

Le National Cyber Security Centre (NCSC) de Londres rapporte ce matin que les pirates tentent de voler des données liées à la recherche d’un vaccin pour freiner la propagation de la COVID-19.

On relève de nombreuses tentatives d’infiltrer les organisations qui effectuent la recherche ou qui offrent déjà des soins de santé. Les pirates seraient à l’œuvre principalement aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. 

Le groupe Cozy Bear a été désigné comme principal responsable de ces attaques et les représentants des trois pays visés considèrent que ce groupe est lié de près aux services de renseignement russes.

Vous ne serez guère étonnés si je vous dis que le laboratoire et le pays qui produiront le premier vaccin jouiront d’un grand prestige, mais aussi d’une grande influence. Les premiers essais sur des humains ont débuté il y a peu et le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni sont liés à cette étape importante.

Depuis le début de la pandémie, presque tous les pays lancés dans la course au vaccin s’engagent à partager données et résultats. On affirme aussi vouloir partager ce vaccin avec les partenaires et le distribuer d’abord à ses groupes les plus vulnérables.

Si le piratage vise d’abord les données primordiales pour développer le vaccin, les responsables américains du Cyber Command, le commandement chargé de la sécurité de l’information pour le département de la Défense, ont déjà identifié des hackers qui visent à tirer un profit financier de l’information.

La production du vaccin sera assurément une opération rentable, et les données scientifiques obtenues valent de l’or.

Le président russe Vladimir Poutine a obtenu ce qu’il souhaitait avec la victoire de Donald Trump en 2016, parce que les États-Unis ont été déstabilisés et que leur leadership sur la scène internationale a été sérieusement ébranlé.

S’il a toujours nié, même sourire en coin, les liens entre les pirates et son gouvernement, on imagine que l’obtention du vaccin figurerait avantageusement dans sa stratégie pour redonner à la Russie tout son éclat. Make Russia great again...