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Tant que papa Lawrence sera là...

Le volant du pilote québécois Lance Stroll ne sera pas menacé l’an prochain chez Racing Point

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Photo d’archives Le Québécois Lance Stroll n’est pas dans un siège éjectable avec l’écurie Racing Point.

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Pendant qu’une rumeur de plus en plus persistante laisse entendre que Sebastian Vettel pourrait rejoindre l’écurie de F1 Aston Martin en 2021, mettons une chose au clair.

La seule façon qui permettrait au quadruple champion du monde de porter les couleurs de cette équipe, aujourd’hui connue sous le nom de Racing Point, c’est que cette dernière parvienne à résilier le contrat (valide jusqu’à la fin de la saison 2021) le liant à Sergio Pérez.

Tous ceux qui croient que Lance Stroll, coéquipier du Mexicain, occupe actuellement un baquet éjectable sont dans l’erreur. La venue du pilote québécois en F1 est le rêve de son père, Lawrence, propriétaire de l’écurie. Si ce dernier s’est porté acquéreur de Force India en août 2018 en compagnie d’un consortium de gens d’affaires, c’était pour y faire courir son fils.

Le milliardaire canadien a investi des sommes considérables dans les rangs inférieurs de la course automobile pour promouvoir la carrière de Lance. Sans les millions de papa, l’écurie Williams, en mal de liquidités, n’aurait probablement jamais accepté de lui donner une première chance en 2017. Puis, quand le rachat de Force India a été conclu, il était écrit dans le ciel que fiston allait le suivre dans cette aventure en 2019. Et c’est ce qui s’est produit.

Non, Lance Stroll ne sera jamais congédié. Ce ne sera jamais la décision de son père, mais plutôt celle du fils de quitter la F1. Le pilote montréalais peut dormir sur ses deux oreilles. Tant que papa sera là...

Enfin une voiture compétitive

Un jour, Lance choisira de troquer son uniforme de course pour s’adonner à ses activités favorites hors des circuits comme dévaler sans pression les pentes de ski l’hiver ou jouer au tennis l’été. Tout en acceptant un autre rôle au sein de l’organisation de son père. Mais ce jour n’est pas encore arrivé. D’autant plus que, comme à sa dernière année en F3 (où il a été couronné champion européen), Stroll peut enfin piloter une voiture compétitive en 2020.

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il a livré, au Grand Prix de Styrie, en Autriche, la semaine dernière, l’une des meilleures prestations de sa carrière en F1 quand il a rallié l’arrivée au septième rang.

Un pilote fidèle et bien nanti

Toutefois, la seule option valable qui permettrait à Vettel de rester en F1 est bel et bien celle d’Aston Martin. L’Allemand perdra son volant chez Ferrari au terme de la présente saison. Vettel serait aussi un ambassadeur hors pair pour la marque britannique qui cherche à redorer son blason.

En revanche, Pérez, lui, est un acquis important et surtout fidèle à Racing Point. Non seulement il a été le premier à peser sur la sonnette d’alarme quand Force India était au bord de la faillite il y a deux ans, mais la contribution financière de son compatriote Carlos Slim, l’homme le plus riche du Mexique, est une source de revenus indéniable pour l’équipe.