/opinion/columnists
Navigation

L’autre vaccin

Coup d'oeil sur cet article

La santé doit toujours passer avant l’argent. Ça va de soi. Mais il reste que l’économie est sans doute le plus important dommage collatéral occasionné par le confinement.

Pour certaines entreprises, la paralysie a été extrêmement douloureuse. Pour d’autres, elle a été fatale, ou le sera prochainement.

Relance

Aujourd’hui, les élites politiques de tous les paliers de gouvernement, mais surtout à Ottawa, redoublent d’imagination pour concocter des programmes et des subventions censés relancer l’économie ou, tout au moins, pour l’empêcher de sombrer davantage.

Ces aides gouvernementales sont particulièrement généreuses. On les compte maintenant par centaines de milliards. Mais on ne relance pas une économie à coups de programmes grandiloquents et de dépenses publiques aveugles.

D’abord, parce que les aides ouvrent la porte à tous les abus, voire même à la fraude et à la corruption.

Ensuite, parce qu’elles avantagent considérablement certaines entreprises tout en en négligeant d’autres. En l’occurrence, il y a celles qui bénéficient d’un traitement de faveur comme le Cirque du Soleil ou autres « fleurons » au modèle d’affaires pourtant déficitaire.

Finalement, parce que ces aides alourdissent la dette publique que les contribuables devront inévitablement rembourser. Elles ne permettraient donc en réalité qu’une relance artificielle et éphémère.

Autrement

Pour redémarrer l’économie post-COVID de manière authentique et durable, l’État doit vacciner les entreprises contre la fiscalité assassine et le lourd fardeau bureaucratique qui les plombent.

La pandémie a clairement démontré que les entreprises de toutes tailles sont les poumons de l’économie. Ce sont elles qui créent les emplois et la richesse. L’État devrait donc profiter de l’occasion pour créer des conditions favorables à l’entrepreneuriat et cesser d’étouffer l’initiative et la performance avec une fiscalité gloutonne et une bureaucratie coûteuse et chronophage.

Si seulement l’État pouvait prendre le virage vers une fiscalité responsable et respectueuse des efforts des entreprises, au moins quelque chose de positif sortirait du cauchemar du coronavirus !