/finance/business
Navigation

Surmesur revoit sa garde-robe

L’enseigne québécoise continuera d’offrir des complets, mais misera aussi sur d’autres types de vêtements

Louis-Charles Plante,
Photo courtoisie Le directeur général de Surmesur, Louis-Charles Plante, portant certains nouveaux vêtements de la compagnie dans ses bureaux de Québec.

Coup d'oeil sur cet article

Depuis le début de la pandémie, l’enseigne québécoise Surmesur a été forcée de fermer sa boutique à Chicago et de revoir son modèle d’affaires. Spécialisée dans les complets, l’entreprise a fait le pari, pour assurer sa santé financière, de miser sur d’autres types de vêtements pour les prochains mois.

Comme plusieurs autres détaillants, Surmesur a vu ses revenus fondre comme neige au soleil depuis mars dernier. La glissade a été de 70 % par rapport à l’année précédente. Toutes les boutiques du groupe ont été fermées.

« Mars, avril et mai sont habituellement nos trois plus gros mois dans l’année », avance le directeur général de Surmesur, Louis-Charles Plante.

Dès les premiers jours de la pause du Québec, la direction raconte avoir été à la recherche de solutions pour traverser cette crise. En mars, la bannière a décidé de produire des masques, voyant une demande pour ce produit.

Production de masques

« Nous avons eu un mois et demi à repenser à notre offre. Dès le début, les fondateurs ont profité de l’opportunité pour la production de masques. Cela nous a aidés à traverser la crise », explique M. Plante au Journal.

La compagnie offrira également, dès septembre, des jeans sur mesure à ses clients. Il s’agit d’une première incursion dans ce domaine qui vise à répondre au nouveau mode de vie de certains travailleurs. La direction va aussi bonifier son offre de pantalons chino, toujours sur mesure.

En raison de l’arrêt du tourisme d’affaires, de la pause des mariages et de l’augmentation du télétravail, Surmesur ne prévoit pas un retour à la normale de ses activités avant plusieurs mois, et ce, s’il n’y a pas de deuxième vague.

Sur rendez-vous

Actuellement, environ 35 des 97 employés de l’organisation ont été rappelés au travail. La première boutique a rouvert ses portes le 5 mai dans la capitale nationale. Aujourd’hui, toutes les boutiques accueillent des clients sur rendez-vous.

« Nous sommes dans la personnalisation totale du service », note M. Plante, dont le détaillant offre même maintenant des consultations virtuelles.

Et la direction ne le cache pas. Elle craint que « le pire soit encore devant » pour l’industrie du commerce de détail.

« On est conscient que les centres-villes de Montréal, Toronto et Vancouver sont fermés pour encore 6 à 12 mois », avance M. Plante. 

« Le pire est devant nous »

« Je suis convaincu que le pire est devant nous. [...] Quand l’aide du gouvernement va arrêter, on devrait voir plus de fermetures », poursuit-il.

Surmesur compte, présentement, huit points de vente, soit à Québec, à Montréal, à Laval, à Ottawa, à Mississauga, à Toronto et à Vancouver. Une deuxième boutique pourrait ouvrir en septembre à Vancouver. La compagnie a aussi un établissement à Pittsburgh, aux États-Unis. 

Fondée en 2010, l’enseigne est la propriété des frères Vincent et François Thériault.