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Grand Prix de Hongrie: «Une gaffe de débutant...»

Max Verstappen a craint de ne pas prendre le départ

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Photo AFP Le néerlandais Max Verstappen a été désigné le pilote du jour à Budapest, dimanche.

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Bon deuxième, même s’il n’a jamais été une menace réelle pour le vainqueur Lewis Hamilton, Max Verstappen a craint ne pas pouvoir prendre le départ du Grand Prix de Hongrie dimanche.

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Le Néerlandais a beau être reconnu comme un des pilotes les plus doués sur piste détrempée, il a très mal paru après avoir été victime d’une sortie de piste survenue dans le tour d’installation sur la grille de départ.

« J’ai fait une gaffe de débutant, a-t-il reconnu. J’ai été surpris par la chaussée mouillée alors que je croyais avoir le contrôle de ma voiture chaussée de pneus intermédiaires [pour la pluie]. »

Sa Red Bull n’a jamais négocié le virage et a percuté un mur de protection. Si le contact n’a pas été sévère, les dommages étaient suffisamment sérieux pour lui faire craindre d’être confiné à un rôle de spectateur.

Train avant touché

« Je pensais honnêtement que je n’allais pas courir, mais les mécanos ont fait un travail remarquable, a-t-il reconnu. Cette deuxième place, c’est un peu comme une victoire. Je ne sais pas comment ils ont fait pour tout réparer en si peu de temps. »

Si ce n’était que de remplacer un aileron amoché, une opération très simple... Mais le train avant a aussi été touché. Il a fallu changer un bras de suspension, ce qui s’avère une démarche beaucoup plus complexe.

Mais en une vingtaine de minutes, les employés de l’écurie autrichienne ont réussi l’impossible. Verstappen a pu conserver sa deuxième place quand le signal du départ a été donné.

Faux départ pour Bottas

Troisième à l’arrivée, Valtteri Bottas peut s’estimer chanceux de s’en tirer sans pénalité après avoir anticipé le départ. Contre toute attente, il n’a pas été pénalisé par les commissaires de la F1.

On a vu sa monoplace se déplacer avant l’extinction des feux rouges puis s’immobiliser.

« Un mauvais départ de ma part, a convenu le Finlandais qui a perdu sa place de leader au classement des pilotes au profit de son illustre coéquipier, le Britannique Lewis Hamilton. J’ai été distrait par un témoin sur le volant.

« Puis, j’ai dû enclencher de nouveau la commande d’embrayage, ce qui m’a fait perdre beaucoup de temps et surtout beaucoup de positions. »

Le Québécois Lance Stroll, qui s’était élancé de la troisième place sur la grille de départ, a été le premier à en profiter en accaparant le deuxième rang à l’entrée du premier virage.

Ce qu’il faut retenir 

Le patron, c’est Lewis Hamilton

L’histoire s’est répétée en Hongrie. Après un parcours plutôt... brouillon, en lever de rideau de la saison 2020 de la F1, Lewis Hamilton a su remettre les pendules à l’heure en remportant les deux courses suivantes, non sans panache. Sa victoire n’a fait aucun doute en Hongrie, dimanche. Non, personne ne viendra le déranger dans sa quête d’un septième titre mondial pour égaler le record détenu par Michael Schumacher, ni même Valtteri Bottas. Le patron, c’est Hamilton, qui prend maintenant la tête au classement des pilotes avec une récolte de 63 points, soit cinq de plus que son coéquipier.


L’égal de Schumacher

Parlant de marques détenues par Schumacher, Hamilton a rejoint dimanche la légende allemande de la F1 après avoir remporté la même course pour la huitième fois de sa carrière. Le kaiser avait réalisé l’exploit au Grand Prix de France. C’est d’ailleurs en Hongrie, en 2013, que le Britannique a signé sa première victoire au volant d’une Mercedes.


Verstappen, pilote du jour

C’est maintenant une tradition en F1 : les amateurs sont appelés à voter pour le pilote du jour, et cet honneur a été décerné en Hongrie à Max Verstappen. Ce dernier, malgré des pneus en mauvais état, a su résister à Bottas en fin de parcours pour conserver sa deuxième place. On conviendra toutefois que le Néerlandais doit une fière chandelle à son équipe Red Bull, qui, en une vingtaine de minutes, a su réparer la gaffe qu’il avait commise avant même le départ de la course.