/opinion/columnists
Navigation

Les agresseurs sont partout

Coup d'oeil sur cet article

Saviez-vous que dans votre entourage, au moins une personne a été victime d’un abus sexuel? Qu’une femme sur trois a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans au Québec? Et qu’un homme sur six en sera victime au cours de sa vie?

Ces données, tout ce qu’il y a de plus réalistes, donnent froid dans le dos. Émanant du ministère de la Sécurité publique du Québec, elles sont relayées par le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.

Que nous ayons envie de le croire ou non, nous sommes entourés d’agresseurs en tous genres. Cette réalité ne touche pas que le Québec, mais fait encore plus mal lorsqu’elle nous atteint ainsi en plein cœur.

Peu de dénonciations

Parmi les autres données effarantes, on note qu’à peine 5 % des agressions sont rapportées à la police, selon Juristat. Donc la grande majorité de ces agresseurs, dont 96,8 % sont des hommes selon le ministère de la Sécurité publique, continuent d’agir en toute impunité.

Dans la plupart de ces cas d’agressions, les victimes connaissent leur agresseur. Est-ce pour cette raison que la majorité évitent de porter plainte? C’est très plausible.

Grand malaise

Qu’est-ce qui cloche dans notre société, pour qu’autant de gens subissent ces gestes horribles, qui demeurent impunis? Est-ce un problème d’éducation? Certainement. Un problème de communication? Assurément.

Les ratés du système policier et judiciaire, de la réception de la plainte à son traitement, s’avèrent une autre explication.

Néanmoins, cette chasse aux sorcières où l’on accuse sans preuve et en contournant le système de justice n’a pas sa place. On ne remplace pas un immense malaise par un autre.